Un petit blog sympa, consacré aux chroniques que j'écris sur le jeu d'EA Games : Les Sims. Céquoiça les Sims ? Venez donc faire connaissance, ils ne mordent pas !

Fallait s'y attendre, avec son aspiration exécrable à jouer les oncles Picsou, la première exigence d'Alpherg, fut d'aller à l'école privée.
-On n'apprend rien au lycée public, on ne peut pas, c'est plein de voyous habillés comme des loqueteux. Comme si le blazer bleu marine avait jamais fait le bon élève !
Mais bien sûr, Mahlaut n'a eu de cesse de céder à ce caprice de fils à papa. On croyait avoir échappé à la visite du proviseur. On avait tout faux.
Lionel Fleury s'est annoncé pour 17 h, et Mahlaut, fine mouche, a envoyé Dirah lui souhaiter la bienvenue. Le bruit courait que Lionel était bien plus aimable avec les enfants qu'avec les adultes qu'il soupçonnait de basse flatterie, alors que, pensait-il, la vérité sort de la bouche des enfants. Vous pensez, comme on lui avait fait la leçon, à Dirah
-Surtout, tu ne lui parles pas tout de suite de son école, il est soupçonneux comme un rat, noie lui le poisson en lui parlant de son boulot, il n'aime que ça. Moyennant quoi, après avoir entendu la gamine lui parler de ses horaires démentiels et de la discipline qui fout le camp, il avait déjà une chaussure qui brillait à 22 pts, sans avoir reniflé l'odeur du cirage. Pourtant, c'était pas sorcier de deviner qu'elle n'avait pas trouvé ça toute seule, Dirah.
Mais quand on est bête..

Si bien que lorsque la star est arrivée pour le flatter à son tour, il était de très bonne humeur -Lionellll, très cher ! Vous avez fait connaissance avec notre petite Dirah, à ce que je vois. -Veux-tu bien aller t'habiller toi !- Excusez-la, Lionelll, elle est déjà en pyjama, la coquine.
-Mais non, laissez, chère Mahlaut, j'aime que les enfants se couchent de bonne heure pour être en forme le matin.
-Ah-ah-ah, Lionelll, vous me ferez toujours mourir de rire.
Vous voyez le rapport vous ?
Ben, moi non plus.
Mais Lionel, du moment qu'on lui dit qu'il est drôle, il le croit. Et toc, l'autre godasse commence à briller. Encore une ou deux blagues pas drôles, que j'ai pas jugé utile de relever, et Mahlaut lui propose de visiter les lieux.
Toute la sainte journée, les energiseurs avaient été sollicités pour qu'il n'y ait pas un pli sur les draps et pas une assiette à traîner, donc, côté inspection, on était parés. Mais il a fallu, bien sûr, qu'Ephraïm qu'on avait délégué aux fourneaux, fasse crâmer les homards.
Tout ça parce qu'il gatouille le savant fou. L'avait bien besoin d'applaudir Scheratan, comme si c'était la première fois qu'il l'entendait jouer du piano.

Heureusement que la visite ne faisait que de commencer.
-Mon chèèèèèèr Lionellll, si nous faisions un petit tour de jardin, proposa Mahlaut en le poussant vers la porte et en lançant à Ephraïm un regard éloquent.
Très éloquent le regard, même. Il disait texto :
Fais-moi disparaître cette horreur et remets toi aux fourneaux, je veux des homards nickel-chrome. Et t'as intérêt à les surveiller de près cette fois, et d'empêcher les gosses d'y toucher, si tu vois ce que je veux dire.
Ben croyez-moi si vous voulez, malgré toutes ces mises en garde, si j'avais pas été là pour lui remettre le nez dans le four, il aurait abandonné la cuisson pour aller soulager sa vessie aux toilettes, les plus éloignées tant qu'à faire.
Non-mais quand je vous disais qu'il commence à gatouiller sérieux.
Enfin, il a fini par les réussir ses homards, et Lionel a pu s'en empiffrer selon son habitude.
Il en a pris deux fois, le goinfre ! C'est vous dire s'il les a aimés. Mais il avait encore un petit creux. Alors il s'est jeté sur la salade de gésiers qu'Ephraïm avait préparée pour la jeune classe. Il rôtait, pétait à qui mieux-mieux. Dès qu'il eut tourné les talons, Mahlaut s'est adressée à ses deux dernières filles.
Normal, il s'était tellement rempli la panse que ça ressortait par tous les bords.
Après quoi, Mahlaut, en parfaite hôtesse de maison, lui a offert un petit café.
-EXcellllent, votre café ! C'est pas du jus de chaussettes, lâcha-t-il en tremblottant de la tête. Je vous mets un petit bonus de 10 pour le café.
Mais ce qui est fort de café, c'est qu'il a complètement oublié de noter le repas.
Vite, vite, les comptes. 10 pour le café, 45 pour la visite, 0 pour la cuisine. C'était bien la peine d'houspiller Ephraïm.
Ben, heureusement qu'ils avaient pas été regardants sur le cirage et la brosse à reluire. Grâce à ça, il leur a collé un petit 90 au ras des pâquerettes, mais ils ont pu tous entrer dans son école privée pour snobinards en uniforme.
On l'avait échappé belle.

-Il serait peut-être temps de grandir à présent, à toi l'honneur, Dirah, et tire-nous une belle aspiration, qui fasse plaisir à Max.
L'était temps qu'elle s'en préoccupe.
La gamine s'est transformée en une magnifique jeune fille, qui allait me consoler de cette bande d'obsédés du fric et de l'amour à la petite sauvette.
Que je croyais !
-Je prends l'amour comme les autres, je suis pas plus mal qu'elles, y a pas de raison !
Aaaarghhhh ! Elle m'a crevé le coeur. Moi qui la couvais d'un oeil protecteur, qui m'attendrissais sur son joli visage, qui aurais tant aimé la voir aller et venir dans cette maison aux côtés de Sélène.
On peut dire qu'elle les aura bien mal élevées ses filles, Mahlaut. Toutes des coureuses, des mangeuses d'hommes en puissance, comme Zaniath.
J'osais à peine regarder quand Minkata a lancé le dé à son tour.

Et là, j'ai décroché le dernier pompon.
-Moi, je choisis comme Alpherg, la richesse, a annoncé Minkata, en allant aussitôt se coiffer d'un diadème complètement ridicule, mais qui symbolisait à merveille, son aspiration à la grandeur.
6 enfants, pas un de moins, un mal de chien pour les élever, et voilà la récompense : 3 nymphomanes, 2 m'as-tu-vu et une mère à gosses.
Mais qu'est-ce que j'ai fait au ciel pour mériter pareille engeance ?
De l'air, du balai, du vent ! Virez-moi tout ce petit monde, qu'on se retrouve entre gens bien.

Mahlaut a dû réaliser que ma colère serait terrible. Elle a dévoilé ses plans.
-Mes enfants, vous savez que je vous aime tous également. Mais, il va falloir que certains d'entre vous acceptent de s'installer ailleurs.
Les pronostics allaient bon train tandis qu'elle s'était retirée dans sa chambre pour réfléchir.
-Qui tu crois qu'elle va choisir ? Tu penses que j'ai mes chances ? demandait Mintaka à son frère
-Bof, ce sera Scheratan, si tu veux mon avis. Toi et les autres, vous pouvez préparer vos valises.
-Et pourquoi pas moi ? J'ai fait exprès de choisir la même aspiration que toi, si on te garde, y a pas de raison qu'on me garde pas.
-Hé-hé, moi c'est pas pareil, je suis le seul garçon, je suis à peu près sûr de rester, mon aspiration n'a rien à voir.
Mais Mahlaut a déjoué les pronostics en annonçant : Minkata et Alpherg, vous restez, les autres, vous partez avec Luzz.
C'était donc ça, l'arrangement qu'elle avait conclu avec Luzz. Elle lui cédait ses droits d'auteur, et elle se chargeait d'emmener les indésirables avec elle.

C'était bien combiné. Mais tout ne fut pas si simple. Quand Luzz voulut chercher une maison... Paf le bug ! Impossible de déménager.
Il fallut qu'elle se triture les méninges pour trouver une issue à l'impasse.
Enfin, elle put annoncer que les choses s'arrangeaient
-Luzz, comment tu as fait ? Tu es sure qu'on va pouvoir partir ?
-Oui, ne vous inquiétez pas, tout est arrangé. J'ai téléphoné à Aleph, il va chercher une maison pour nous, et nous n'aurons plus qu'à emménager.
-Tu es formidable, qu'est-ce qu'on serait devenues sans toi ?
Mortes de peur, de maladie, un petit satellite sur la tête... je vois bien ce qui aurait arrangé les affaires, moi !
Mais j'ai pas pu m'y résigner, ce sont mes descendantes, tout de même ! Et elles sont mignonnes toutes les quatre. Qu'elles aillent donc vivre leur vie de débauche ailleurs. Et qu'elles nous donnent des nouvelles de temps à autre, j'en demande pas plus.

Ainsi fut fait. Après le coup de fil désespéré de Luzz, Aleph se mit en quête d'une maison pour elle et les filles. Il y en avait justement une de libre dans le quartier, grande et à moins de 20 00$ Il alla retirer les clefs à l'agence et invita Luzz à venir la visiter.

Elle aurait été bien bête de ne pas la trouver à son goût. De toutes manières, c'était à prendre ou à laisser.
-Je crois que les filles vont se plaire ici. C'est spacieux, reste plus qu'à l'aménager.
-Tu veux que je te prête de l'argent ? proposa Aleph, toujours le coeur sur la main
-Non, je te remercie, je ne sais pas par quel miracle, les filles ont hérité de plus de 80 000$. On a de quoi voir venir.
-Bon, alors, si c'est d'accord, moi, je retourne à la maison.
-Attends, Aleph ! Tu ne voudrais pas prendre Dirah avec toi ? J'ai peur qu'elle, Alhena et Aïnika ne finissent par se faire de l'ombre. J'ai vu ça avec Zaniath, si elles se mettent à ratisser tous les hommes du quartier, il risque d'y avoir du crêpage de chignon.
Aleph, trop bon, trop... bon, a accepté de prendre en charge, non seulement Dirah, mais aussi les fantômes de Zaniath et de Jacques, accrochés à la famille comme des morpions.
-Tu ne sais pas l'immense service que tu nous rends, Aleph.
Mais-si, il le savait bien. A lui le bug du déménagement et des fêtes impossibles.
Mais on ne se refait pas, quand on nait bon, on meurt bon.

Tiens, en parlant de la "bonnerie" d'Aleph. Vous croyez qu'il trouve bizarre de voir débarquer Ephraïm au saut du lit ?
Pensez-vous !
C'est pourtant pas les indices qui manquent pour le mettre sur la voie.
Après quelques nuits fiévreuses, suite à leur déménagement, Emilie lui a refait le coup de la migraine à rallonges.
Bizarre, bizarre. Surtout que ses migraines ont justement réapparu suite à une visite d'Ephraïm.
C'était donc ça, la mystérieuse destination d'Ephraïm, au lieu de rentrer directement du travail,il faisait un petit détour par la maison d'Aleph.
-Je viens voir ma petite Phoebe avant qu'elle ne parte pour l'école, annonçait-il
-Ah-ben, faudra te dépêcher, elle ne veut pas rater le bus, et moi je dois y aller. Mais tu prendras bien un petit café. Emilie !! Tu peux faire chauffer un café pour Ephraïm ?

Il s'engouffrait dans sa limousine, heureux de voir que les liens de la famille restaient soudés malgré leur éloignement tout relatif de la maison ancestrale.
Alors, Emilie, sulfureuse dans sa nuisette qui ne cachait pas grand-chose de ses charmes, faisait son apparition
-T'es sûr que c'est un café, qui te ferait plaisir Ephraïm ? Tu préfèrerais pas un bon lit bien chaud, ou un jaccuzzi bien fumant ?
-Oh, toi, toi, toi ! Qu'est-ce que tu ne me ferais pas faire ? se contentait de répondre Ephraïm, qui de fait, ne se faisait pas tirer l'oreille pour faire tout ce qu'elle lui demandait.
Tout ça au mépris des règles de la bienséance, de l'honneur et du simple bon sens. Car ils prenaient de gros risques en n'usant d'aucune protection.

Argh, je veux pas voir ça ! J'aime mieux revenir à la maison surveiller tout mon petit monde.
Dès qu'il a eu vent du déménagement des filles, -c'est que les nouvelles, ça répand comme traînée de poudre à Vipercanyon-, Samson est venu trouver Sélène.
Il s'est jeté à ses genoux et lui a fait une grande déclaration
-Sélène, tu es la femme de ma vie. Je ne saurais attendre une minute de plus. Veux-tu devenir ma femme ?
Hé-hé, pas de temps mort chez les Dubagne !
Sauf que Sélène, le mariage, c'est pas qu'elle soit contre, mais elle n'est pas pressée. Son père ne demande qu'à la voir fiancée. Elle lui réserve ce cadeau pour la veille de ses funérailles.
-Tu pourrais emménager pour commencer Samson, et puis après, on aviserait.
Ouais, t'as raison, on avisera surtout de voir ce qu'il nous ramène comme aspiration en héritage celui-là.

Personne n'a été surpris de voir qu'il n'avait que 1000 $ d'économies. A force, on commence à savoir que les NPC sont des miséreux et que leur seule richesse tient dans leurs points de compétences.
Après un passage dans nos armoires et un coup de peigne devant le miroir, Samson faisait un promis tout à fait acceptable. D'autant qu'il nous ramenait le joyau qui se fait rare : une aspiration à la connaissance.
YOUPIII !!!! On en avait enfin fini avec la poisse.
Que je croyais !
Ils s'aiment d'amour vrai, ces deux-là, et ça fait plaisir à voir après ces années de turpitude. Mais... ils ont beau essayer, essayer et encore essayer de faire un bébé. Peine perdue !

Sélène est au désespoir. Chaque matin, elle contemple son ventre désespérément plat. Pourvu que ce ne soit pas un nouveau bug.
En plus, elle n'ose pas trop tenter le diable, voyez qu'elle prenne modèle sur Mahlaut, on serait de nouveau dans la panade.
Alors que faire ? Attendre, recommencer, attendre... et espérer.
Je suis l'affaire avec intérêt, comme vous devez vous en douter. Parce que pour ce qui est des autres...

Bon, déjà, Mahlaut s'est rendue compte du ridicule de Mlle la princesse Dubagne.
-Tu ne vas tout de même pas te promener avec ce diadème en strass toute ta vie ! Enlève-moi ça ! a-t-elle ordonné à sa fille
-Mais môman... moi je trouve que ça fait riche, et puis ça me donne un genre.
-Ca te donne le genre cruche, si tu veux le savoir. Il n'est pas question que tu le gardes. Méfie-toi Mintaka, je t'ai choisie parce que tu avais la même aspiration qu'Alpherg. Tant qu'à faire de faire des frais, autant que ça en contente deux, Max sera moins en pétard contre ton frère. Mais t'as intérêt à faire tout ce que tu peux pour te faire oublier. Fonds-toi dans le décor, et cesse de vouloir briller de tous tes feux, si tu veux pas l'exaspérer.
-Rhooo, moi je trouvais que c'était joli, a rouscaillé la demoiselle, mais elle a obtempéré.
Serait grand temps qu'elle leur enseigne la bonne conduite à ses rejetons, la Mahlaut.

Je les ai à l’œil, le petit mossieur et la donzelle, z'ont intérêt à savoir se contenter de peu, c'est moi qui vous le dit.
Déjà, on leur réserve le droit d'aller cueillir des billets sur l'arbre, comme on avait fait pour Mizar. Ils sont contents, ils gagnent de l'argent sans se fouler. De temps en temps, on leur permet de vendre un des chefs-d’œuvre d'Ephraïm. Ca non plus, on pourra pas dire que ça leur donne beaucoup de mal.
Et puis on réduit les frais. On préfère leur faire manger des hamburgers que de leur payer un bureau à 650$ AU MOINS ! J'aime bien le "au moins" comme on sait bien qu'ils demanderont le bras quand ils auront la main, pas question d'en rajouter dans le tape à l’œil hors de prix. On leur a payé de nouveaux nains de jardins. Ca fait encore plus d'envieux qui râlent parce qu'ils n'osent pas les chiper, hé-hé.
Et dès qu'ils en émettent un petit désir, planqué derrière une somme de dépenses inutiles, on leur fait compléter leurs barres de compétences. Moyennant quoi, pour le moment, ils se maintiennent entre l'or et le platine sans nous ruiner.
Z'ont plutôt intérêt à continuer comme ça.

Ah, et puis, ils ne sont pas tout à fait mauvais, faut l'admettre.
D'abord, ce sont deux petits génies. Mais ça... les petits génies à l'école privée, on sait que c'est pas difficile d'en être. Suffit de mettre la main à la poche, et on leur donne de bonnes notes. C'est aussi la réputation de l'établissement qui est en jeu, et Lionel le sait bien.
Mais ils ont tous les deux atteint le sommet de leur carrière d'ados. Le sport pour Alpherg, qui a l'immense privilège de porter le costume de mascotte. C'est bien fait, ça lui fait les pieds ! Lui qui se promène en Adidon de pied en cap pour frimer. Mintaka, elle travaille dans la médecine, c'est son choix.
Enfin, c'était son choix, comme pour l'autre zouave. Maintenant qu'ils ont atteint leur but, ils veulent tous deux démissionner. On te leur a bloqué ce truc là, pour le moment, ils rapportent un peu au lieu de dépenser, et c'est pas plus mal.
Je sens qu'ils vont m'énerver vite fait, d'ailleurs, z'ont déjà commencé.

Toujours pas de bébé en vue. Sélène touchait le fond du desespoir. Ca me faisait mal de la voir ainsi, remâchant des idées moroses.
-A quoi bon avoir complété mon aspiration à la connaissance ? Je suis aussi utile qu’un énergiseur privé de courant. Bonne pour la casse. Si je dois attendre l’heure de la grande faucheuse avec le seul but de me maintenir de bonne humeur, autant en finir tout de suite. Que me reste-t-il pour tirer ma révérence en beauté : la peur ? Les fantômes, j’ai vécu en leur compagnie depuis ma plus tendre enfance, et je sais bien qu’ils sont inoffensifs, ils grimacent, mais ne mordent pas. Les insectes ? Une agonie interminable… et puis, je n’aime pas les insectes. Non, ce serait vraiment trop horrible. Le satellite sur la tête ? Ces accidents surviennent si rarement, que je risque de mourir de vieillesse avant d’en voir l’ombre.
La noyade ? Je nage comme un poisson. La maladie ? La maison semble protégée par je ne sais quel esprit. La maladie nous atteint tous, et nous nous remettons toujours, sans médicament, sans médecin.

L’amour sincère que lui portait Samson, ne parvenait pas à lui rendre la joie de vivre
-Allons, Sélène, ce n’est pas si grave. Le principal n’est-il pas que nous vivions heureux, toi et moi ?
-Parle pour toi, Samson, tu as encore des connaîssances à découvrir, et tu pourras peut-être te faire enlever par les extra-terrestres, comme papa. Il te reste une mission à accomplir. Mais moi ! Autant céder la place à Alpherg et à Minkita.
S’ils tiennent de leur mère, ils ne devraient pas avoir de mal à avoir une nuée d’enfants.
-Sélène, tu te tortures pour rien. Qui dit que nous n’aurons pas d’enfant ? Garde l’espoir, lui seul fait vivre.
Mais la dépression n’entend pas la voix de la raison.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Y avait du complot dans l’air.
-On dirait que la branche de Séphora a du plomb dans l’aile. Mes enfants, l’heure de notre revanche a sonné. Nouez des contacts utiles afin de pouvoir assurer la descendance de mon grand-père dès que vous serez en âge, ordonna Mahlaut.
-T’en as, toi, des contacts utiles ? avait demandé Minkita à son frère
-Hé-hé, je me défends pas trop mal. Je suis au mieux avec Kérine, notre bonne, et avec Marie-Noëlle, la livreuse de la pizzeria. Pourquoi, toi t’en as pas ?
-Bofff ! Je connais bien Stéphane, le livreur de l’épicerie, mais c’est pas qu’il me plaîse tant que ça. Moi, je voudrais épouser un Sim riche. On sait ce que c’est les NPC, tous des fauchés !
-Ben ma vieille, t’es mal barrée. T’auras pas d’autre solution que d’aller crêcher ailleurs. Les Sims riches, on ne peut pas les épouser dans ce challenge. Moi aussi j’aurais bien aimé… mais être l’héritier de Max Dubagne, c’est tout de même plus important. Et puis, riches, nous on l’est ! Tu te rends compte, bientôt 100 000 $ de biens. Quand je pense qu’ils me refusent un tableau à 5 000 $. Attends que je devienne l’héritier, tu vas voir comment il va valser, leur pognon !

Argh, ce qu’ils pouvaient m’énerver. Mais fallait bien faire avec, si jamais les appréhensions de Sélène s’avéraient fondées…
Or, un matin, au réveil, Sélène eut une bonne surprise, enfin bonne, si on peut dire : Elle ressentit de violentes nausées,
-Serait-ce ???
Hé-oui, c’était ! son ventre qui allait s’arrondissant, les nausées devenues quotidiennes, tout annonçait une future naissance. Sélène reprit espoir, et avec lui, une raison de vivre.

Dès les premiers symtômes, elle était allée se confier à son père
-Papa, je crois bien que cette fois, ça y est, je suis enceinte. Enfin ! Je n’osais plus y croire.
-A quand le mariage ? interrogea Ephraïm, qui était bien plus regardant sur la morale quand il s’agissait de sa fille que pour lui.
-Rien ne presse, Samson et moi en avons parlé, nous voudrions donner une grande fête, mais à présent, nous attendrons la naissance. Si tu savais comme je suis heureuse ! Heureuse et soulagée, mon enfant sera le premier-né de la 6ème génération, tu imagines !
-Je vis surtout que ce sera un bâtard. J’espère que tu régulariseras ta situation avant ma mort.
-Mais bien sûr, ne t’inquiète donc pas. Puisque je t’ai dit que c’était prévu, lui assura Sélène.

Ah-mais, qu’est-ce qu’il vient nous jouer les pères la pudeur, Ephraïm ? Bon, c’est vrai qu’il avait épousée Erwan avant la naissance de Sélène, mais déjà, c’était du juste. On peut pas dire que la mariée avait fière allure, en petite culotte avec son ventre. Je sais pas si vous vous souvenez. Alors, qu’est ce que ça peut lui faire qu’elle se marie ou non, sa fille ?
C’est pas le papelard de la mairie qui fait les descendants, c’est le sang !

Un qui n’en demande pas tant pour être bienheureux, c’est Samson. Il a retrouvé sa Sélène, telle qu’il l’aimait depuis qu’il l’avait rencontrée, à l’aurore de ses 15 ans.
-Tu vois bien, qu’il ne fallait pas désespérer. Ah, tu te seras fait attendre, bébé, mais maintenant que tu es là, ta maman et moi, serons les meilleurs parents du monde. Tu peux y compter. N’est-ce pas Sélène ?
-Si tu as complété ton rêve impossible, Samson, parce que tu sais, ça prend du temps. Mais ne t’en fais pas, je me chargerai de son éducation.
-Et puis quoi, encore ? Mon rêve impossible, comme tu dis, c’est une question de jours. Ne croies surtout pas que je me contenterai de jouer les pères fantoches. Je tiens à m’occuper de mon fils.
-Ton fils, comme tu y vas, ce sera peut-être une fille,
-Un fils, sinon rien ! Nan, je plaisante, un fils, une fille, quelle importance ? Le principal, c’est qu’il soit beau comme son papa !
-Non-mais dis-donc ! Tu m’as regardée ? Il sera beau comme sa maman.
Ah, ça faisait plaisir de les entendre se chamailler, sans en penser un traître mot. Ca m’a mis d’une humeur charmante. Du coup, je suis allé tirer les oreilles d’Ephraïm.
-Tu vas arrêter de bousculer ta fille avec cette histoire de fiançailles, oui ?! C’est sûr qu’elle te fera ce plaisir… quand elle sentira que ton heure est proche. Pas la peine de te colorer en platine tant que tu te contentes de tes coups de kanif dans le contrat avec Emilie. Seulement, ton Emilie, qui dit qu’elle sera disponible le moment venu ? Tandis que ta fille, tu peux compter sur elle pour te tenir la main quand t’avaleras le dernier verre. Alors, pour le moment, continue à nous peinturlurer des chefs d’œuvre, puisque c’est ta spécialité, et laisse les autres vivre leur vie. D’autant que des chefs d’œuvre, nous en faut. Je te signale que tes neveux et nièce ont des goûts de luxe, des fois que tu l’aurais pas remarqué. S’agit pas de rogner sur la cagnotte familiale. Au prix où se vendent tes toiles, parfois plus de 700 $, je compte sur toi pour enrayer l’hémorragie pécuniaire.

Mouais, je compte sur lui… mais pas que !
Puisqu’ils aiment tant gaspiller le pognon, puisqu’ils en veulent, faut qu’ils se baissent pour le ramasser, les rejetons de Mahlaut. On te leur a planté une bonne quinzaine d’arbres à simflouzes. Ah, bien sûr, faut les arroser, et faut aussi les récolter. Tout ça, ça prend du temps. Mais on n’a rien sans rien. Leur rêve c’est de gagner 4000, 5000, 6000 $, et vite ! On sait pas si un jour ils nous demanderont pas la lune en prime. C’est pas avec leur petit job d’étudiant payé à coup de lance-pierres qu’ils sont près de faire fortune. Alors, qu’à cela ne tienne, ça te rend heureux de palper les biftons ? Tu peux user de l’énergiseur ? Va-z-y mon gars, te gêne pas. Remplis-moi tes poches percées de beaux simflouzes bien dorés, tu pourras peut-être te l’acheter ton tableau qui vaut au moins… la peau des fesses !

Samson a tenu parole. Il s’est bien bourré le cerveau avec un tas de connaissances inutiles. Et sans faire appel au simvamp. Enfin, si peu… il a bien essayé sur Lionel, le directeur de l’école privée, qui s’est retrouvé sur le carrelage à faire des brrr, brrr le doigt sur les lèvres. (J’aime autant vous dire qu’on l’a prié d’aller voir ailleurs si on y était avant de voir débarquer le psy). Mais, il n’en a pratiquement rien tiré. Un malheureux petit point de mécanique. Samson, il était autrement plus cultivé que Lionel, alors, forcément, les vases communiquants, ça ne pouvait pas fonctionner dans ce sens là. Bref, il y est parvenu quand même, et dans les temps. Avant la naissance.

Parce qu’il a fini par arriver, l’héritier tant attendu. En voyant Sélène au comble du bonheur, après avoir donné naissance à Nathel, un fils, comme Samson l’avait prédit, Mahlaut prit une grande claque, qui lui remit les idées en place.
-Il pèse combien ? demanda-t-elle pleine d’espoir.
Si seulement, c’était un avorton, il aurait eu des chances de ne pas survivre.
-4,200 Kg, claironna Sélène, c’est un gaillard !
-Zut, de zut, de zut ! pensa Mahlaut, qui tint un tout autre langage : Félicitations, c’est vraiment un beau garçon !
Et je veux, qu’il est beau, le loupiot ! Pas comme d’aucuns… On a bien regardé, il a tout pour plaire : un joli menton mignon, de beaux yeux bleus comme ses parents, un petit nez, je ne vous dis que ça. Bref, c’est une petite merveille, et merveille, il restera !