Un petit blog sympa, consacré aux chroniques que j'écris sur le jeu d'EA Games : Les Sims. Céquoiça les Sims ? Venez donc faire connaissance, ils ne mordent pas !

Tiens, y avait longtemps !
Eliah, à son tour a demandé à faire une petite virée en ville. Faut dire qu’elle, à part dépenser, dépenser, dépenser, elle a pas souvent envie d’autre chose. Ah, si ! Aller à l’université, bien sûr, et ce désir là, il reste scotché d’un jour sur l’autre souligné d’un trait rouge. Alors, pour une fois qu’elle voulait inviter quelqu’un pour un rendez-vous, pensez si on a sauté dessus. Elle a mis sa robe des dimanches, et elle a invité le livreur de journaux à aller faire un tour au parc.

Alpherg lui a même laissé la voiture.
L’est peut-être plus grosse et plus chère que sa première, mais l’est toujours aussi tarte, sa voiture. Et encore, vous, vous entendez pas le klaxon !
Nan, moi non plus, mais je l’imagine customisé.
-La cucaracha, la cucaracha…

Regardez s’il a l’air malin, le livreur.
Heureusement qu’Eliah est un peu plus dégourdie, moi je vous le dis !
Il croit quoi ? Que c’est pour lui permettre de s’affaler qu’elle l’a entraîné sur ce banc ?
Elle le veut, elle l’aura son premier baiser !

Ca lui a pris… un certain temps. Il était dur à décoincer le puceau, mais elle l’a eu !

Quand ils sont rentrés, le gamin se sentait comme sur un petit nuage. Il planait dans la voiture, à mille lieues des réalités ! Faut dire qu’il avait jugé le rendez-vous paradisiaque, et il avait supplié Eliah :
-Appelle moi, vite, je t’en prie, appelle moi, appelle moi.
Je vois pas d’où elle aurait pu l’appeler puisqu’il était encore à côté d’elle, et qu'elle le ramenait à la maison. Mais il insistait
-Appelle-moi, appelle-moi.
Bon, on va pas le contrarier, non plus !

Ah-mais c’est que ça valait le coup de le ménager.
Il s’est pas contenté de lui offrir un bouquet de roses rouges, il lui a ramené un flipper !
Bon, Eliah n’avait pas attendu après lui pour faire la pantomime pour en avoir un. Mais c’est l’intention qui compte, pas vrai ? Celui-la, ils se sont dépêchés de le revendre. Ca a toujours servi à acheter une chose largement aussi inutile, mais dont elle avait une envie folle-furieuse.

Une fontaine à bulles !
Quand elle a commencé à avoir envie de ça, tout le monde lui a crié
-JAMAIS !!
Ils trouvaient, et je partage leur avis, que c’était d’un ridicule consommé. C’est grand, ça prend la place, ça coûte une fortune pour ce que c’est… On avait vraiment pas besoin de ça.
Mais à force de :
-Allez, papa, alllez ! Tu peux bien m’offrir ça pour me récompenser d’être un petit génie. Je suis responsable d’équipe au fast-food, et je travaille pourtant comme un chef à l’école.
et de :
-Non, garde ton fric, y a que la fontaine à bulles qui m’intéresse ! Chaque fois qu’il voulait lui acheter un petit autre chose,. Alpherg a fini par céder. C’est comme ça que depuis, j’ai cette horreur sous le nez dès que je fais un pas hors de ma tombe.

Kérine a été nommée juge.
Ouais, elle se la pète un peu. Elle ferait mieux de se dépêcher si elle veut pas rater l’anniversaire de son fils. Il va souffler les bougies sans elle, au train de sénateur où elle va.

Tout juste !
C’est Samson qui a officié. Lui qui a fait disparaître les bougies en trop, lui qui a porté le gamin au-dessus du gâteau, lui encore, qui a été de corvée pour le pot.
Chais pas si vous avez remarqué, mais le premier truc urgent, quand les bébés deviennent des bambins, c’est pas le biberon, comme tout le monde croit. C’est le pot !
Ils sont toute une tribu à aller lui faire chauffer son biberon, et pendant ce temps là, il évacue le trop-plein de la veille. Après, c’est le cercle infernal, faut le laver, changer la couche…

Et donc, Mérak copieusement gavé de lait futé, hyper-vitaminé, menaçant de fuir à tout moment, se retrouva sur le pot pour la corvée réservée au pépé. Il avait pas la tête dure, il apprit le jour même à être propre, le petit nange.

N’écoutant que son courage, Samson voulut lui apprendre la marche dans la foulée. Mais il trouvait que ça n’allait pas si vite.
Ca aurait été plus vite s’il ne s’était pas arrêté à tout bout de champ pour se tenir les reins !
-Rha lala, c’est plus de mon âge, gémissait-il.

-Laissez papa, nous aussi on voudrait bien lui apprendre quelque chose, au petit. Vous n’allez tout de même pas tout faire, intervint Kérine, en lui ôtant la future merveille des mains.
C’est vrai, c’est pénible les grand-parents, c’est toujours après les bambins. Et les parents ? Qu’est ce qu’il leur restera comme souvenirs à partager avec leurs gosses, si ils leur apprennent tout ? Sans compter qu’ils sont pas éternels, et que les mômes sont dix fois plus malheureux, quand ils passent l’arme à gauche, s’ils leur vouent une reconnaissance éternelle pour leur avoir permis de bien grandir.
Donc, c’est madame le juge qui se chargea de la marche en rentrant du tribunal.

Nathel, lui, prit sur son temps d’études pour lui apprendre à parler. Il avait bien du mérite, nommé plus jeune spécialiste de Vipercanyon, il travaillait comme un malade remplissant ses barres de compétences avec acharnement. Il avait déjà rempli ses barres de logique et de créativité. Lui manquait plus qu’un point de mécanique, trois de nettoyage, quelques points de physique et presque tous ses points de cuisine à attraper. C’est qu’il avait pas trop le temps de cuisiner, et d’ailleurs, Sélène squattait la cuisine, interdisant qu’on touche à « ses » fourneaux.

-Au fait, ça fait combien de temps qu’on n’a pas vu Romuald ? s’avisa Sélène, sur ces entrefaites. Elle avait pas fait le rapport entre la poubelle renversée et son Othello de banlieue, et il commençait à lui manquer. Les fusées du feu d’artifice ayant pâli dans ses souvenirs.
-Faudrait peut-être l’inviter, insista-t-elle, devant le silence-réponse. Kérine, tu pourrais pas l’appeler ? Tu lui diras qu’il y a du chili au menu, il adore ça. Moi je dois surveiller la cuisson.
Ah ben, ça va faire du joli, tiens ! Teigneux comme je le connais le Romuald.

Romuald se serait damné pour un chili. Il accepta donc l’invitation avec empressement.
Mais, quand même, pour marquer le coup, il se pointa quand plus personne ne l’attendait.
-Qui ça peut bien être à cette heure ? Tu vas voir Samson ? avait demandé Sélène qui s’apprêtait à se mettre au lit en tenue légère. L’est pas comme toi, Jeanne, l’est pas frileuse, elle ! Seulement Samson voguait déjà dans les bras de Morphée. Elle était donc descendue ouvrir à un Romuald pas gêné, qui demandait
-J’espère qu’il reste du chili.

Partagée entre le plaisir de le revoir et l’envie de lui dire que c’était pas une heure pour arriver, Sélène lui servit un reste qui traînait sur le plan de travail. Mais elle ne put s’empêcher de lui faire une remarque
-Tu pouvais pas arriver plus tôt ? Tout le monde dort, on n’allait pas passer toute la nuit à t’attendre.
-Estimé-toi heureuse que je souis venu ! répliqua-t-il, en torchant son assiette.
- ???
- Né fais pas l’innocente, tou veux ! Tou m’as pris pour oune imbécilé. Ton mari et toi, filez encore lé parfait amour. Jé sers à quoi, moi dans l’histoire ? Dé bouche-trou ?
Ben-oui, qu’est ce qu’il croyait ? c’est NOTRE histoire, pas la sienne !
L’a fallu que Sélène fasse preuve de diplomatie, et qu’elle s’excuse et se re-excuse, s’aplatissant comme une limande.
-Non, je te jure que je tiens à toi, Romuald. Samson et moi, c’est… la force de l’habitude, tu comprends. Tandis qu’avec toi… tu es tellement fougueux, tellement viril ! Je me sens plus jeune.
-Et ?
Il en revoulait, l’emplâtre
-Et… Je ne peux pas me passer de toi, je t’ai dans la peau, j’en mourrais si tu ne voulais plus me voir.
-Et ???
Et tu vas prendre mon pied aux fesses si tu continues à la ramener, Don-Juan de mes deux !
-Et je t’en prie, je t’en supplie, Romuald, mon chéri, je te promets, Samson n’est plus qu’un vieil ami, presque un frère. C’est toi que je veux, toi qui me combles, toi l’amour de mes vieux jours.
Bon, ça va durer encore longtemps, ou son orgueil est enfin satisfait ? Non, il garde une dent contre elle.
-Mmmouais… qu’est-ce qui mé lé prouve ?

Oui-ben, à cette heure là, plus rien !
Ca avait duré une bonne partie de la nuit, et au petit jour, il est reparti, l’air mauvais (si-si, regardez, l’air mauvais qu’il a). Et vlan, il a remis un grand coup de tatane dans la poubelle en traitant Sélène de noms d’oiseaux, entre ses dents.
-Cochonneria ! Ma qué tou croyais mé faire porter des cornes à moi ? Tou mé connais mal. Jousqu’à la muerte, jé t’en voudrais. C’est ma pétite vendetta ! Tou as pas fini dé la ramasser ta poubelle, traîtresse !.
Qu’est ce qu’elle avait eu besoin de l’inviter à manger le chili, aussi ?

Finalement, Alpherg a fini par céder aux prières d’Eliah et accepté de l’inscrire à l’université, tout en la prévenant :
-Tu sais que tu ne pourras pas poursuivre le challenge. Tu en es bien consciente.
-J’en ai rien à faire du challenge. Tout le monde va à l’université, et moi, je m’encroûterais ici, pour les beaux yeux de ma grand-mère. C’était son truc, la guerre des branches, pas le mien. Justement, Scheratan me propose de venir m’installer dans l’appartement qu’elle partage avec Antoine Joubert. Paraît qu’elle est fiancée, ils se marieront quand ils auront terminé leurs études.
Entre nous, les études, ils étaient pas prêts de les terminer, à la vitesse où ils avançaient. M’enfin, Scheratan accueillit sa jeune nièce ave empressement.

Mais c’était mal connaître Eliah que de se figurer qu’elle allait faire long feu chez sa tante. Quand elle avait entendu parler d’un appartement, je sais pas ce qu’elle s’était imaginé comme palace. En fait, il y avait deux chambres, à peine plus grandes qu’à la cité universitaire, et un séjour/salle à manger/cuisine étriqué.
De plus, Antoine et Scheratan passaient leur temps à étudier. Elle en eut vite assez.
-Mais c’est nul, nul et archi nul, chez vous. Vous n’auriez pas pu fonder une association à tout ce que vous étiez ?
-Si ça ne te convient pas, tu peux toujours demander à en rejoindre une. Nous, on se trouvait très bien ici, jusqu’à ton arrivée. Mais, tu n’es jamais contente, répliqua Scheratan agacée.

-On fait comment pour en rejoindre une ? demanda-t-elle, intéressée.
-On prend le téléphone, et on demande à rencontrer les membres. Si tu leur plaît, c’est dans la poche. Mais je te prévient, c’est pas facile de se faire accepter.
-Pffeu, je vois pas pourquoi on m’accepterait pas. J’ai toujours obtenu tout ce que je voulais. Si je veux rejoindre une association, je la rejoindrai. J’appelle laquelle ?
-T’as qu’à appeler celle des garçons. Le fils Leritier est bourré de tunes, il devrait te plaire, lui lança Antoine, sans lever le nez de ses devoirs.

Elle vit débarquer trois énergumènes en toges.
-Ils se croient où, à Rome ? pensa-t-elle en son for intérieur. Mais elle garda ses remarques pour elle et entreprit de faire leur conquête.
Elle commença par Guy Leritier, puisqu’on lui avait dit que c’était lui, le Crésus de la bande et elle n’eut aucun mal à faire sa conquête.

Pour les autres, Guy, le beau gosse, et Mickaël, le petit gros, ce fut encore plus facile, car elle avait sorti son arme secrète : La baignoire folamour. Rien de tel pour les concentrer, ces excités, vu le peu de distractions dont disposaient Antoine et Shératan : une malheureuse chaîne hi-fi premier prix et une télé fatiguée. En un rien de temps, les garçons ne juraient que par elle. Surtout qu’elle leur avait fait miroiter qu’elle pourrait leur offrir des énergiseurs et des casques pensants, qui leur faisaient cruellement défaut.

A peine introduite dans l’association, elle adopta un look branché et se mit à tout régenter.
-Ca sert à quoi votre barbecue ? et votre table de jardin ? Vous feriez mieux de vendre ça et de vous payer des lits plus confortables. Comment voulez-vous être en forme avec de pareils grabats ? Elle leur fit ainsi revendre tout ce qu’elle jugeait inutile et acheter ce qui lui faisait plaisir, à elle, comme une basse, une batterie, un flipper, une voiture… Choses autrement plus utiles pour des étudiants motivés.

Bien entendu, elle jeta son dévolu sur Guy Leritier. Ils devinrent rapidement meilleurs amis, avant de tomber amoureux. Les garçons avaient une sale manie : Ils allaient traîner sur le campus à tout bout de champ et en ramenaient des pizzas. Au bout de quelques mois de ce régime, elle ne pouvait plus encaisser les pizzas. Surtout qu’il y en avait plein la maison, à moisir dans tous les coins.

Elle changea donc leur régime alimentaire, et leur fit découvrir les vertus de la bonne cuisine familiale. Et vive les macaronis carbonisés et les spaghettis cramés. Jamais ils se rebiffaient, elle régnait sur l’association. Ce que c’est qu’une Dubagne, quand même !
Moi, du moment qu’elle avait cessé de nous coûter les yeux de la tête, elle m’amusait. Sauf que niveau études, c’était pas le rêve.

Au bout du premier semestre, elle avait lamentablement raté son examen pour cause de panne d’oreiller, et se retrouvait en période d’essai. Autant dire que la porte de sortie était grande ouverte. Alpherg vint en personne lui faire une leçon de morale.
-Dis-donc, Eliah. Quand tu nous a fait la vie pour aller à l’université, je croyais que c’était pour poursuivre des études, pas les garçons. L’amour et les études, ça fait deux. Tu as choisi de quitter le challenge, mais c’est pas une raison pour faire honte à la famille.
-Je vois pas comment je lui ferai honte si j’épouse Guy Lheritier. Il est pété de tunes.
-Que tu crois ! Sa famille était riche, mais c’était du temps du grand-père. Maintenant, ils n’ont plus rien. Je me suis renseigné. Tu perds ton temps avec ce garçon, l’informa son père.

Si elle s’attendait à ça !
-QUOI ?! T’es sûr de ce que tu avances ?
-Sûr et certain ! Si tu veux continuer à mener grand train, t’aurais tout intérêt à étudier sérieusement, et peut-être à te dégotter un professeur, mais pas un fils à papa fauché. Je suis une légende du stade, moi, je veux pas que ma fille vive dans la précarité.
-Mais moi non plus, je veux pas de la précarité, qu’est ce que tu crois ! se récria-t-elle. J’ai d’autres ambitions. Je croyais avoir fait le bon choix avec Guy, mais si tu dis qu’il est fauché, je vais réviser ma conduite.
-Et tes leçons ! Si tu veux faire honneur à notre branche, reviens-nous avec un beau diplôme en poche et un métier qui leur en bouche un coin. Tu crois que ça m’amuse de voir Zosma parader en petit génie pendant que toi, tu perds ton temps ici ? lança Alpherg en guise d’adieu.

Elle lui promit de se mettre sérieusement aux études, et elle tint promesse, décrochant les félicitations du doyen à chaque semestre.
Mais elle fit mieux.
Ah, Guy Leritier, était fauché ! Il s’était bien gardé de le lui dire. Il ne se figurait tout de même pas que c’était pour sa beauté qu’elle s’était intéressée à lui. Puisqu’il en était ainsi, elle allait faire ce que son père lui avait conseillé : essayer de se dégotter un professeur. Pour cela, elle donna un rendez-vous à son prof de philo sur le campus. Il était plus de la première fraîcheur, il lui rappelait Boris, le directeur de l’école privée. Mais la beauté, ça se mange pas en salade, avec ou sans gésiers.