Un petit blog sympa, consacré aux chroniques que j'écris sur le jeu d'EA Games : Les Sims. Céquoiça les Sims ? Venez donc faire connaissance, ils ne mordent pas !

Un !
Un, pour la dinde et les crêpes suzette que Samson avait réussi à faire flamber sans mettre le feu à son pyjama. Si c'est pas de l'abus, ça !
Tout ça parce qu'il trouvait qu'on n'y avait pas mis les formes pour le prier de passer à table.
Aussi, le lendemain, quand on a invité Boris, on ne s'est pas contentés de brailler " à taaaable ! ", on l'a prié personnellement de bien vouloir poser ses fesses sur une chaise devant une assiette. Et là, on a enfin pu faire inscrire Merak à l'école privée.

Grâce aux bons soins des grands parents, Rigel est devenu un joli petit bambin en tous points semblable à Merak. Comme de juste, c’est encore Samson qui a tenu à lui faire souffler les bougies. Il adore ça, me demandez pas pourquoi.

Mais je vous dis pas la comédie quand il a appris que Sélène avait profité de son départ au travail pour apprendre le pot et la marche au petit.
-Le pot, c’était MON boulot ! C’est toujours moi qui m’en suis chargé, jusque là.
-Oui-ben, toutes les bonnes choses ont une fin ! Cette fois, c’est grâce à MOI, qu’il est propre, le bambin. Et je lui ai appris à marcher, malgré mes 79 ans, sans me plaindre sans arrêt de mon dos, moi ! a répliqué Sélène.
C’est la course à qui mourra en platine. Et pour le moment, c’est Sélène qui gagne.

Pendant que les vieux se battent à qui fera l’éducation du petit dernier, ça donne du temps aux parents pour faire ce qu’ils ont à faire. Zosma ayant ramené un pistolet à empreintes, Nathel en a profité pour compléter sa barre de nettoyage. Ce qu’il y a de bien, c’est que le pistolet ne s’est pas évaporé dans la nature cette fois. Avant, il s’usait avant de s’en servir, maintenant, il s’use même pas si on s’en sert.

Faudrait quand même pas croire que tout soit toujours tout rose. (Et on peut même plus accuser les bugs). Ils font des bêtises. Pas Samson, ni Zosma, eux, ils font tout pour faire réussir le challenge. Vous me direz, le mérite de Samson… je préfère pas en parler.
Pour la ènnnnnnième l’armée lui a posé LA question qui tue :
-Faut-il intercepter ou vaporiser le satellite qui menace de s’écraser sur la ville ?
-VAPORISER, VAPORISER, VAPORISER ! Vous avez compris cette fois ?
-Ah, merci, on se rappelait plus. L’armée reconnaissante vous re-re-reversera 55 000 $ pour la peine.
Quant à Zosma, elle s’est trouvée devant un vrai dilemme : Fallait-il essayer d’attraper le voleur de la statuette du Lama par la porte de secours ou par le vasistas ? Ah !!! Vous auriez fait quoi, vous ? Ben, elle, elle a choisi la porte, et elle a gagné 2 points de logique.
Oui-mais, Alpherg, lui, s’est permis de perdre 50 000 $. Tout ça, parce qu’il n’a pas osé crier au scandale quand le maire a décidé de construire un stade flambant neuf dans un bidonville. Arghhh, je l’aurais étripé ! Pouvait pas laisser parler son cœur pour une fois ? Remarquez, son cœur, je sais pas où il le cache.

Je sais pas si ça avance les études d’Eliah, elle passe son temps à la maison. Ca fait tellement plaisir à Sélène. Elle se lève tous les matins avec l’envie de parler ou de jouer avec Eliah. Elle pourrait en faire autant avec sa fille, mais-non. C’est Eliah qu’elle veut et pas une autre !
Moyennant quoi, les toilettes sont toujours cradingues. Je sais pas ce qu’ils mangent dans son association, mais ça doit pas être ragoûtant tous les jours. Eliah, n’arrête pas de vomir. A moins que… non, me dites pas qu’elle serait enceinte ! De QUI ??? du fauché, ou du vieux prof ?

AAAAHHHH !!!
Scusez, moi, j’arrive pas à m’y faire.
Qu’est ce qu’il vient encore nous rendre visite, nuitamment, le comte Colin ?
Oh, mais que c’est gentil de sa part. Il vient apporter une rose, rouge-sang, pour Zosma. Serait-ce que leurs affaires prennent tournure ? Il y avait un petit mot charmant accroché à la rose. On va l’avoir notre petit vampire ? Va falloir que je m’habitue à cette idée.

Depuis qu’ils sont dans leur nouvelle maison, et qu’on leur fiche une paix royale, ils savent plus quoi inventer pour sortir de leur ordinaire. Le grand sujet de conversation, c’est les extra-terrestres.
-Dis, mamie, c’est quand qu’ils reviendront les extra-terrestres ? ne cesse de demander Mérak.
-Oooh, tu sais, les extra-terrestres, c’est pas tous les quatre matins qu’on en voit. Je me souviens que mon oncle Aleph a passé sa vie à les attendre, il n’en a jamais vu un seul.
-Mais toi, mamie, t’en as vu, toi, des extra-terrestres, ou y a que Zosma, qui en a vu ?
-Oui, moi aussi, j’ai été enlevée, mais c’était il y a bien longtemps.
-Moi, ça me plairait bien de monter dans leur soucoupe, tu crois qu’ils m’enlèveront aussi ?
Comme si Sélène en savait quelque chose ! Moi aussi, ça me plairait bien qu’il se fasse enlever, au lieu qu’ils nous enlèvent des filles. C’est pas comme ça qu’on aura un nouvel E.T à la maison.

En tous cas, ça le décourage pas le gamin. Il passe beaucoup de temps au télescope à guetter leur arrivée. Peut-être un futur Aleph ?
Non, parlez pas de malheur. On aura deux garçons à offrir en pâture pour leurs expériences de peuplement de la planète en vert. Je sais pas pourquoi, je me sens la fibre écologique. Peut-être parce que ça ferait progresser mon challenge ?
Mais il progresse, le challenge, il progresse, faut pas croire. Tiens, rien qu’au niveau cagnotte, vous savez combien ils ont en banque à présent ? 1 625 000 $. Jamais entendu parler d’une famille aussi riche. Mais c’est parce qu’on est RADINS ! Vi, et on n’a pas honte de le dire !

Tiens, voyez cette pauvre Eliah. On aurait pu lui payer, tout ce qu’elle désirait, et même plus ! Mais-nan ! On a préféré la laisser partir pour l’université. Et pourtant, on voit bien que la maison lui manque. Comment elle saute sur l’occasion quand Sélène lui demande de venir la voir, pour un oui ou pour un non.
L’argent, ça se mérite, ma petite. Si tu veux des machines à bulles, des double-rideaux à pampilles et des tableaux de maître au mur, tu te les achèteras avec ta paye ! Nous, on se contente de nos chefs d’œuvre-maison, la plupart des fenêtres n’ont pas de rideaux et les tapisseries, on les change tous les 100 ans. Voilà pourquoi on est riches !

Ca devait bien arriver, Sélène est morte pile-poil le jour de ses 80 ans. Elle était d’une humeur de rêve. Elle avait invité son Romuald, toute la journée, ils n’avaient fait que de se bécoter, et même davantage, sous les yeux indifférents de Samson. Aussi, quand le squelette est arrivé avec sa faux, elle était mûre pour la moisson.

D’ailleurs, elle a pris ça avec le sourire. C’est elle qui consolait les pleureuses.
-Mais ne pleurez donc pas, j’ai fait mon testament. Vous allez hériter, vous devriez être contents.
Si vous croyez que ça les a empêchés de bêler ! Surtout Romuald ! Et pourtant, il héritait aussi. Faut croire que ses sentiments étaient sincères. A moins qu’il ait jugé que 900 $ quand Samson en empochait 19 000, c’était le pourliche pour le larbin de service.
Tant mieux, ça lui rabattra son caquet ! L’avait un peu trop tendance à se croire devenu indispensable, celui-la.

Je vous préviens, ça va pas être gai ! Mais y a pas de raison pour que vous profitiez que des bons moments.
Le soir de la mort de Sélène, et le lendemain et le surlendemain, on a eu droit au concert de pleurs. Quand je pense que tout le monde s’était tamponné de la mort de Mahlaut. Z’auraient pas pu continuer sur leur lancée ? Samson surtout était très éprouvé. Il arrêtait pas de geindre.
-Pourquoi, Sélène ? Pourquoi m’as-tu quitté ? Tu me manques déjà, je ne sais pas comment je pourrai continuer à vivre sans toi.
Ben, justement, on te demande pas de continuer. Qu’est ce que t’attends, pour la rejoindre ?

Là, c’était plus embêtant. Je l’avais bien dit que c’était pas une bonne chose de confier l’éducation des bambins aux vieillards qu’ont déjà un pied dans la tombe.
Qu’est ce qu’il a dégusté, Rigel !
Il arrêtait pas de réclamer sa mamie. L’a fallu que Nathel sèche ses larmes pour venir le chatouiller, et lui expliquer qu’elle était pas tout à fait partie, sa mamie. Qu’avec un peu de chance, il la reverrait. Qu’elle viendrait lui dire un petit bonsoir de temps en temps.
Il s’est bien gardé de lui dire qu’à ce moment là, il serait vert de trouille. Pas vert fluo, comme à présent. Parce que figurez-vous qu’il est resté de cette magnifique couleur depuis qu’il a avalé son premier biberon de lait futé. Devait y avoir un nuage de dioxine dans l’air.
Je l’avais bien dit aussi, qu’ils allaient finir par me polluer mon désert !

Après les enterrements, ce qu’il y a de bien, c’est qu’on a de la visite. Tout le monde tient à venir présenter ses condoléances. Eliah, la première avertie, est venue soutenir le moral de Samson. Je suis pas sûr qu’elle ait choisi la bonne méthode.
-Samson, si ça peut te consoler, dis-toi que Sélène ne t’a pas toujours été fidèle.
-Hein ? Quoi ? (Il débarquait). Ah, tu parles de Romuald ! Mais c’était juste un flirt, ça lui plaisait de voir qu’elle était encore séduisante, malgré les années. Ca n’est jamais allé bien loin, tu sais. Un petit baiser de temps en temps. Si ça pouvait la contenter.
-Un petit baiser, c’est vite dit. T’as jamais vu ce qui se passait dans la voiture, moi, oui !
Elle te trompait, mon pauvre Samson. Tu ne devrais pas la regretter comme ça.

Non, elle n’aurait pas dû l’affranchir. Le désespoir a cédé la place à la rage. Samson ne décolérait plus.
-Elle me trompait ! Elle me trompait ! Ah la traîtresse, l’ignoble femme ! Et moi qui me mourrais d’amour pour elle. Moi, qui lui faisais confiance. Attends que je la retrouve au cimetière, je lui ferai payer sa félonie !

Si bien que lorsque Dirah, déléguée par ses sœurs pour venir lui présenter leurs condoléances, est arrivée, il était déjà consolé.
-Samson, on tenait à te dire qu’on partage ton chagrin. C’est une lourde perte, mais tu peux compter sur notre soutien.
-Quelle perte ? J’ai perdu quelque chose ?
-Mais… enfin, voyons… tu ne vois pas de quoi je veux parler ?
-Nan ! De quoi ? J’ai oublié mon portable quelque part ?

-Zosma, je crois que ton père fait de l’Alzheimer. Il ne se souvient plus de la mort de ta mère, est allée confier Dirah.
-Papa ? T’es sûre ? Hier encore, il s’en souvenait. Il ne faisait que de la pleurer, s’est étonnée Zosma.
-Oui-ben, maintenant, il l’a oubliée. C’est triste de vieillir comme ça. Pourquoi vous ne prenez pas de l’elixir de vie, comme tout le monde ? J’ai aperçu un tas de bombonnes dans le jardin. Y en avait au moins une soixantaine.
-Parce qu’on ne peut pas. Parce qu’on en a marre de ce challenge qui dure, qui dure, et qu’on ne voudrait surtout pas rallonger la sauce, l’a informée Zosma.

Y z’en ont marre de ce challenge ! Qu’est ce que je devrais dire, moi !
Ils y consacrent, quoi ? 80 ans, 83, dans le pire des cas. Tandis que je les suis depuis… sept générations, près de 500 ans. Et j’entends toujours les mêmes jérémiades.
Je m’attache aux mômes, puis ils deviennent des vieux shnocks pénibles, qui inventent des caprices insensés pour accepter de mourir heureux.
Ah, ma pauvre Jeanne, ce qu’il faut pas entendre ! Est ce qu’on est allés chercher midi à quatorze heures avant de mourir, nous ? On se suffisait, on n’avait pas besoin d’autre chose.
- …
-Tu ne dis rien ?
Ah, c’est vrai, toi, tu as dû recourir à Benjamin.
-Tu m’en veux toujours Maxou ?
-Mais non, je t’en veux pas ! C’est parce que t’as pas eu la chance de mourir avant moi. Mais jamais, tu m’aurais trompé de mon vivant, pas vrai ?
-Ca, non ! Tu peux en être certain.
-Ben alors, ma poule, tu vois bien !