Un petit blog sympa, consacré aux chroniques que j'écris sur le jeu d'EA Games : Les Sims. Céquoiça les Sims ? Venez donc faire connaissance, ils ne mordent pas !

Après quelques mois les craintes de Mahlaut se trouvèrent confirmées : Nathel avait bien « profité » et s’était transformé en un magnifique bambin, très éveillé et éclatant de santé.
Il faisait le bonheur de ses parents, qui n’en revenaient pas d’avoir pondu pareil miracle de la nature. Comme ils en étaient convenus, ils se partagèrent le soin de son éducation.
Samson lui apprit la propreté...

…Et Sélène se chargea de lui enseigner l’art de parole dans la foulée. Mais ils durent déléguer à Ephraïm l’apprentissage de la marche. Ils étaient tous les deux très pris par leurs carrières professionnelles : Samson avait postulé à un poste d’astronaute et Sélène avait changé d’emploi dès qu’elle avait appris sa grossesse. Elle avait pensé se consacrer entièrement à ce bébé, mais après plusieurs mois coincée entre les couches et les biberons, elle avait revu sa position. Le travail lui manquait. Elle s’était donc reconverti dans la flemmardise, dont Emilie lui avait fait les plus grands éloges. -C’est branché, et ça paye bien. Si tu t’y donnes, tu pourras devenir Web designer indépendant, ou même pique-assiette professionnel. Avec tous les changements qui s’annoncent à Vipercanyon, il faut pas se laisser dépasser. Des changements ? QUELS changements ??? Il fallait que j’en aie le cœur net. Je surpris une conversation entre Alpherg et Minkata qui parlaient de s’inscrire à l’université. -Tous les jeunes y vont, tu trouves plus que des boulots ringards, si t’es pas diplômé, maintenant, affirmait Minkata. -Ouais, moi ça ne me dit rien du tout de travailler dans un bureau ou dans un labo, j’aimerais un métier d’avenir, renchérissait Alpherg. Il en avait pourtant un, métier d’avenir, dans le sport, mais il avait démissionné pour se consacrer à sa nouvelle vocation : la peinture. Il se partageait à présent entre la récolte de simflouzes et la réalisation d’un hypothétique chef d’œuvre. L’université ! Veulent aller à l’université !! C’est quoi cette nouvelle lubie ? Je savais même pas qu’il y avait une à Vipercanyon. Et mon challenge ? Ils s’en battent l’oeil de mon challenge ? Ooooh que j’étais en colère. Il a fallu toute la force de persuasion de Jeanne pour me calmer. -Max, tout évolue, tout change. Tu devais bien te douter qu’avec tous ces nouveaux-venus, la ville allait se développer. -Moi, j’avais choisi un coin DESERT, et c’est Ma descendance, qui devait le peupler, pas un tas de ringards débarqués d’on ne sait où. Et voilà ce qui se passe : ça veut faire la loi, ça veut une ville, une université, des restaurants, des boutiques, des salles de spectacle, des… est-ce que je sais ce qu’ils vont inventer pour me pourrir mon désert ? -TON désert ! Mais mon pauvre Max, tu as la mémoire courte. Tu ne te souviens pas comme tu râlais, les rares fois où tu as mis le nez hors de ton terrain, après le manque d’infrastructures. « C’est ravitaillé par les corbeaux » tu disais. Les jeunes vont avoir la chance de connaître autre chose. OUI, j’ai dit la chance ! Et tu devrais le reconnaître, au lieu de t’emporter, de critiquer, de te comporter comme un vieux fou encroûté dans le passé. Une momie, voilà ce que tu es ! Il y a deux cents ans, c’était le désert, eh bien, maintenant, place à la civilisation. Et si tu es un tant soit-peu honnête, tu admettras que tu n’aurais pas craché dessus, quand nous étions jeunes, toi et moi. Je ne te l’ai jamais dit, mais ça m’a manqué, tu sais, les magasins, les boutiques, les sorties en tête à tête. Mouais... Heureusement, de son côté, Mahlaut s’est chargée de tempérer l’enthousiasme de ses rejetons. -Il n’est pas question d’aller à l’université ! Pourquoi croyez-vous que j’ai tenu à avoir des enfants, à 45 ans bien sonnés ? Pour garder une trace de notre branche dans la succession de grand-père, pas pour vous voir quitter le challenge après tout le mal que nous nous sommes donnés, votre père et moi. -Mmmmais môman… tout le monde y va ! insista Minkata -J’ai dit NON ! Tout le monde y va, peut-être, mais pas vous ! Et il n’y a pas à y revenir. Bien dit Mahlaut ! Pour une fois, j’étais fier d’elle. Je reconnaissais mon sang dans ses veines. Et la vie reprit son cours normal. Ephraïm se fit un plaisir d’enseigner la marche à son petit fils. Enfin, quand je dis un plaisir… je devrais plutôt dire un devoir. Mais il l’adorait ce bambin, alors, il pouvait bien faire quelques sacrifices pour lui. Comme d’espacer ses tête à têtes avec Emilie, par exemple. Sélène commençait à se douter de quelque chose. Faut dire qu’ils n’étaient pas très discrets tous les deux. J’aurais pas été autrement surpris de voir rappliquer Aleph hors de lui. On a raison de dire que les cocus sont toujours les derniers informés. Toute la ville faisait des gorges chaudes à leur sujet, sauf Aleph, précisément. Mahlaut poursuivait son rêve impossible, faisant ami-ami avec n’importe qui, comme Léo, le nouveau jardinier, Cécile, la nounou de Nathel, et d’autres tarés de maisons rona, chez qui elle se faisait un plaisir d’aller à la pêche. Elle avait parcouru la moitié du chemin quand on fêta l’anniversaire de Nathel. Pour ce grand jour, tant attendu, Ephraïm tint à présenter lui-même Nathel au dessus du gâteau, pour lui permettre de postillonner dessus à son aise. Mais… l’émotion sans doute, il s’y prit comme un manche. NON, j’exagère pas ! D’ailleurs, tiens, je vous laisse juges. Z’avez qu’à jeter un œil sur les photos. Ils ont mitraillé sec de jour là. C’était pas tous les jours que l’héritier en titre de la 6ème génération atteignait l’âge de raison. . Ah, elle avait raison de dire qu’il était mûr pour le cimetière? Mahlaut En tous cas, c’est pas grâce à son grand-père que Nathel a bien grandi. Et cette peste de Mahlaut, qui tout en le félicitant essayait de le mettre sur la touche, mine de rien. -Tu en as de la chance, Nathel, tu vas pouvoir profiter de tout ce qui s’est bâti à Vipercanyon depuis ta naissance, aller t’amuser en ville, faire de nouvelles rencontres, aller à l’université… ENCORE l’université ! Retenez-moi, ou je fais un malheur. Ah, elle sait bien ce qu’elle fait en mettant le ver dans le fruit, allez ! J’espère que le petit ne suivra ses maudits conseils. Hé, les parents, pourriez pas veiller au grain, au lieu de se rouler des patins ? Faut que je fasse tout, dans cette maison. Je croyais… j’espérais du moins, que cette histoire d’université serait définitivement enterrée, mais un coup de téléphone remit tout en question. Par malheur, il a fallu que ce soit Minkata qui l’intercepte. Ses sœurs s’étaient inscrites à l’université de La Fiesta et faisaient le forcing pour qu’Alpherg et Minkata les rejoignent. A deux jours de leur anniversaire. Z’auraient pas pu attendre qu’ils aient passé le cap, dites-moi. -Il faut ab-so-lu-ment que vous veniez, on est à la résidence universitaire toutes ensemble. Et tu sais quoi ? On y a retrouvé Difda, la fille de Zaniath, notre cousine. C’est géniaaal ! Manque plus que vous. Si tu sais t’y prendre, tu arriveras bien à convaincre maman. Difda ! Je la croyais casée chez sa grand-mère, à siroter de l’elexir de vie à longueur de journée. Et voilà qu’elle renouait avec la famille. Il fallait que j’aille me rendre compte de visu de ce que c’était que cette université. La Fiesta, tout un programme ! Ca fait sérieux, ça ? C’est un nom pour un endroit où on est censé faire des études ? Avec toutes ces aspirations à l’amour, ça devait être la foiridon-don-don. Effectivement, je pus me rendre compte que Difda s’entendait comme larron en foire avec ses cousines. Je reconnus tout de suite sa bouche à gober les pains de deux livres. Mais, il n’y avait pas qu’elle. C’était pas Sophie machin, le bourreau des cœurs des fils Dubagne que je voyais installée à leur table ? C’était quoi, son aspiration à celle-là ? La richesse ! Ben mes amis, on l’a échappé belle. Et celui-là, dont je ne sais même plus le nom, c’était pas le petit amoureux de Mahlaut, quand elle n’était encore qu’une ado grassouillette, mais jouant déjà la star des baignoires folamour ? Il s’était donc décidé à prendre un peu de plomb dans la cervelle ? Ou bien venait-il pour courir les filles ? Un coup d’œil à l’aspiration : La connaissance. Bien, bien ! Si mes donzelles ne viennent pas lui faire le coup du charme, il réussira peut-être à devenir quelqu’un. Ah, et puis il y a Oscar Ferrand ! Je me disais aussi… ce qu’on a pu le voir traîner à la maison celui-là, d’une génération à l’autre, toujours prêt pour le premier baiser. Il devait bien en être à son… j’ai perdu le compte ! En tous cas, il doit pas manquer d’expérience en la matière. Aspiration ? Amour ! Ben tiens ! Il semble qu’il fasse la paire avec Alhena. Ca va faire du joli. Et les études dans tout ça ? Et Aïnitak ? Qu’est-ce qu’elle devient ? Aaaah, elle vise le haut de gamme, la demoiselle, un professeur, rien que ça ! J’espère qu’il saura lui donner des cours particuliers, ailleurs que sur l’oreiller. Et c’est dans ce lupanar qu’elles veulent entraîner leurs cousins ! Mais… si je fais le compte, elle est au complet, la résidence. Mes 5 descendantes, Oscar, l’autre, dont je ne me souviens pas du nom et Sophie machin. Ca fait huit ! Ouf, sauvés ! Que je croyais ! J’ai toujours su que Mahlaut n’avait pas de caractère. Elle fait illusion parfois, mais elle finit toujours par céder. Elle n’a pas pu résister aux arguments de sa fifille. -Môman, qu’est-ce que ça peut faire si je vais avec mes sœurs ? Tu as Alpherg pour le challenge. Ca ne sert à rien qu’on soit deux. Moi je ne connais pas de NPC, on me l’a assez reproché, alors qu’Alpherg, tu sais bien, il en connaît deux ! C’est à lui de reprendre le flambeau. -Oui mais… a bien tenté Mahlaut, à deux, vous seriez plus forts pour lutter contre la branche aînée. -Tu parles de lutte, mais c’est TON désir. Ce n’est même pas celui de Max. Il ne peut pas me sentir, je le sais bien, il vient sans arrêt me tourmenter et me reproche mon aspiration. Comme si j’étais dans les dés ! C’est ma faute, à moi, si j’ai pas tiré la connaissance qui lui plaît tant ! Tu voudrais que je passe ma vie à me faire dessus à chacune de ses visites ? Le petit Nathel, a dû essuyer des épreuves inattendues : l’excitation de voir sa cousine partir pour l’université, une invasion de NPC dans la maison, la disparition des vêtements dans l’armoire familiale, tout le monde accusant tout le monde de les avoir revendus. (Et Alpherg n’était pas le moins visé). Mahlaut ne recule devant rien pour satisfaire son rêve impossible. Elle est allée relancer Lydie, notre ancienne bonne, et s’acharne à s’en faire une amie. Rien n’est trop beau pour y arriver, même jouer à des jeux débiles, comme des batailles d’oreillers, ou se livrer à des exhibitions de breackdance complètement ridicules à son âge. Elle compte 17 meilleurs amis, je ne crois pas qu’elle aura le temps nécessaire pour parvenir à ses fins. A moins qu’elle n’use de l’elexir... Oui-mais ! Qu’est ce qui la maintient en platine ? Vendre les chefs d’œuvre d’Ephraïm. Ca, ça la flatte, elle se prend pour une directrice de galerie d’Art. Et quand il sera mort Ephraïm, qui c’est qui lui en fera, des chefs d’œuvre ? Y a bien Sélène. Elle se défend pas mal, la petite. Ses clowns et ses cascades commencent à avoir la cote dans le milieu. On compare son style à celui de son père. Bref, c’est à voir, si le jeu en vaut la chandelle. D’autant que Sélène va avoir des jours de congés. Des aller-retours aux toilettes, l’envie de vider le frigo qui la mène, et le ventre qui pousse… y a pas photo, elle est de nouveau enceinte. Un point pour la branche aînée ! Mahlaut a essuyé le choc sans broncher, elle place tous ses espoirs dans son fils, à présent. 





ALORS !? J’exagère ?



Me semble que Schératan a jeté son dévolu sur lui. Je leur souhaite bien du bonheur.


Aux dernières nouvelles, Sophie machin, qui s’est enfin décidée à dénouer les tortillons ridicules qu’elle faisait avec ses cheveux, vient d’être acceptée dans l’association des filles du campus. C’était ça, la grande nouvelle et Minkata allait faire le forcing auprès de sa mère pour occuper la place vacante.
Elle a bien plaidé la gamine, et elle a pu annoncer à la famille qu’elle allait à l’université.
Bref, il a manqué l’école et sa moyenne est devenue catastrophique : 7/20. Encore un petit effort, et l’assistante sociale n’allait pas tarder à pointer le bout de son nez. Heureusement que le gamin s’est ressaisi. C’est pas brillant, mais il a tout de même réussi à atteindre la moyenne. Il est loin le 20/20 dont rêvent ses parents ! Et pour l’école privée, qu’ils réclament à cor et à cri, il est trop tôt pour en parler.


Alpherg a bien grandi. Tu m’étonnes, avec tout l’argent qu’il se ramasse dans notre plantation de simflouzes, il pourrait pas être plus heureux. Dès qu’il a atteint sa majorité, il a appelé Marie-Noëlle, sa livreuse de pizzas chérie. Premier baiser, enchaîné avec un baiser langoureux des familles… il lui a demandé d’emménager. Il ne se sent pas mûr pour le mariage. Marie-Noëlle a accepté, et… non, je ne rêve pas, elle avait 11 000 $ d’économies, au lieu des 1000 attendus.
J’étais bien entendu tout ouïe pour entendre son aspiration : L’AMOUR !!!
Toi, ma petite, m’étonnerait que tu fasses long feu dans la maison.

Alpherg comptait peut-être continuer à se la couler douce, mais Samson lui a remis les pendules à l’heure.
-Maintenant que tu es adulte, tu vas peut-être arrêter de ne penser qu’à l’amusement. Tout le monde fait des efforts pour le challenge, et toi, le plus fort de ton travail, ça a été de devenir le meilleur ami de Marie-Noëlle. Faudrait peut-être penser à gagner ton argent autrement que sur notre dos.
-J’ai ma peinture,
-Ta peinture, elle vaut pas un clou ! C’est du gagne-petit. Tu pourras toujours en faire à tes moments perdus. En attendant, trouve-toi un vrai travail, un qui rapporte, et gros !
-Je pourrais peut-être reprendre le sport, a-t-il lâché sans grande conviction.
-C’est ça, le sport ou les affaires, mais secoue-toi, fais quelque chose, autrement, ton rêve de richesse, tu peux t’asseoir dessus, mon gars !

Après une grossesse qui n’arrangeait pas ses affaires professionnelles, Sélène, piétinant au poste de vendeuse de disques, finit par mettre au monde, une magnifique petite fille, qu’elle a prénommée Zosma.
Enfin, quand je dis magnifique, pour le moment, hein… on ne peut que le présager.
Y a pas de raison pour qu’elle soit moche la petite, avec des parents comme les siens.
Je vois ce qui se profile : va y avoir de la couche et du biberon dans l’air.
Bon, alors, je vais aller faire un tour ailleurs, histoire de couper à la corvée. Je reviendrai quand on sera fixés. Vous me suivez ?