Un petit blog sympa, consacré aux chroniques que j'écris sur le jeu d'EA Games : Les Sims. Céquoiça les Sims ? Venez donc faire connaissance, ils ne mordent pas !



Ben-oui. Quand je vois le mien à côté, c’est le cimetière des pauvres. J’ai peut-être pas mérité d’avoir une grande et belle statue qui trône au milieu de mon lieu de repos éternel, moi ?J’ai pas mérité une grande et belle grille en fer forgé, au lieu du portillon ridicule qui tient lieu d’entrée ? J’ai pas mérité des compositions florales plus hautes que moi ? Non-mais des fois. Faut tout leur dire aux descendants. L’avait bien fait de m’emmener traîner par là, tiens, le Benjamin. Mais pour son contact, c’était pas vraiment l’endroit rêvé. Les fantômes qui traînent dans tous les coins… il voulait les faire mourir de trouille, ses amis, ou quoi ? Z'ont fini par se réfugier dans la salle du crématorium et se sont éclatés à regarder sur écran géant de quelle manière fallait s’y prendre pour embaumer les défunts. Une fois la fête terminée, il s’est avisé qu’il aurait pu les inviter à faire une partie de poker. Gros malin, tu pouvais pas y penser plus tôt ? Bon, il a commencé à battre les cartes à la manière d’un pro, et deux lambines qui s’étaient attardées dans ce lieu de tous les délices ont accepté de s’asseoir à sa table.

Et le respect des ancêtres ? Ils en font quoi du respect des ancêtres ? Quand Alpherg pleure pour avoir une nouvelle statue qui vaut au moins 4 000 balles, vous croyez qu’ils penseraient à la mettre au cimetière ? Noooon ! Ils se sont payés deux lions en bronze qu’ils ont flanqués de chaque côté de la terrasse.
Je vous préviens, je veux un cimetière comme les Meunier. Je suis pas un illustre inconnu, moi, je suis Max Dubagne. Z’ont un peu trop tendance à l’oublier, les loustics.


-Oui-bof, c’était pas trop mal quand même. Allez, ça sera mieux la prochaine fois.
Ca va, sont pas difficiles, les potes à Benjamin. M’aurait invité de mon vivant pour une soirée aussi nulle, j’aurais pas demandé à y revenir. Ca, vous pouvez me faire confiance.

Il te les as plumées bien fait. 400 $ qu’il leur a soutirés, en trichant, ça va de soi, autrement ce serait pas Benjamin. Va falloir l’avoir à l’œil, lui. Des fois qu’il nous piquerait nos petites cuillères avant de clamser.
Khali était jalouse de sa sœur Phyllis. Faut dire qu’elle avait de quoi. Autant Phyllis était féminine et gracieuse autant elle ne ressemblait à rien, sinon qu’elle était moche avec un grand nez, des yeux bêtes, et… tout pour me déplaire, quoi ! J’aime bien que mes descendants, à défaut d’être beaux, aient l’air intelligent. Ben elle, c’était pas son cas. A force de répondre à sa sœur que « si maman était là, tu me parlerais pas comme ça » chaque fois que l’autre la traitait d’œil de merlan frit et de face de rat, elle avait fini par obtenir gain de cause. Zosma était sortie de son trou pour aller la consoler.
Vous avez vu la couleur du fantôme, vous ? Moi j’y vois que du feu. Enfin, ce qui compte, c’est qu’on soit bien sûrs qu’elle est morte par brûlure du soleil, pas vrai ?

Sur les conseils de sa mère, elle se refit un look.
Mouais, c’est pas encore demain qu’elle fera concurrence à miss monde. M’enfin, elle était toute contente, elle se trouvait belle. C’est le principal.

Du coup, ça lui avait accroché un sourire niais sur la figure. Me demande si je préférais pas encore quand elle faisait la tête.
-Maintenant que je suis belle, confia-t-elle à son frère Zeneb, quand je serai grande, je ferai tout plein d’enfants beaux comme moi.
Parlez pas de malheur !
Zeneb se pinçait pour ne pas lui éclater de rire au nez. Mais il savait qu’il ne valait mieux pas la détromper. Pourquoi lui faire de la peine ?