Un petit blog sympa, consacré aux chroniques que j'écris sur le jeu d'EA Games : Les Sims. Céquoiça les Sims ? Venez donc faire connaissance, ils ne mordent pas !

Raz-de-marée Dubagne à la résidence où Khali, Farhid, Zeneb, Phyllis et Kaphir ont retenu une chambre, en attendant de pouvoir rejoindre l’association. Ils sont tous excités comme des puces. Me demande s’ils sont là pour travailler ou pour faire la fiesta, mais ils sont là. Dès leur arrivée, ils ont tiré au sort à qui demanderait à rejoindre Algéna en premier. Et devinez qui qu’a gagné. C’est Khali ! La grande Khali, l’énorme Khali je devrais dire. Elle était déjà bien moche, mais le régime cantoche ne l’a pas arrangée. Ca ne sait pas se tenir, que voulez-vous, ça se dépêche de finir son assiette pour aller au rab. Ca n’a pas remarqué que le rab y en avait toujours. C’est comme le bout du tunnel dans ce challenge, on ne le voit jamais. -Tu devrais dire à ta soeur de faire attention, elle va s’attirer les foudres de l’entraîneur sportif. Elle ne sait pas comme il est pénible quand il se met en tête de prendre quelqu’un en mains. Lui a conseillé son amie Murielle Grellier, inscrite elle aussi sur la liste d’attente des postulants à l’association. Elle avait réussi à amadouer le cerbère. Il l’avait chargée de surveiller les progrès sportifs de Khali. C’est pas qu’elle y mettait tellement de bonne volonté, remarquez bien. Elle faisait une ou deux fois le parcours du combattant, et elle s’arrêtait net Après quoi, Algéna, décidément trop bonne, a essayé de retaper sa sœur. Y avait du travail, son fantôme de mère s’y était déjà cassées les dents de vampire. Sur ses conseils, elle a rassemblé sa forêt de tresses en un chignon haut perché, mettant bien en valeur son nez. Le nez de Khali, c’est quelque chose… comment dirais-je ? Un pic ? Un promontoire ? Non, un vulgaire rocher, mais de taille, le rocher ! Bref, elle est moins moche, mais c’est pas encore ça. 
Ennnfin, au bout de quelques semaines, l’ogresse a appelé Algéna.
-Y aurait pas une petite place pour moi dans l’association ?
-Mais bien sûr, on n’attend que vous. Les autres ne viennent pas avec toi ?
-Nan, on a tiré à la courte-paille et c’est moi qui ai fumé la paille. Heu, je voulais dire tiré.Ca veut dire quoi, ce lapsus ?
-Je pourrais peut-être aussi lui conseiller de changer de look, qu’est ce que tu en penses ? Ca ne lui va pas terrible, sa coiffure.
Je n’aurais pas dit mieux.
Elle connaît bien les lois du campus, la petite Grellier depuis le temps qu’elle se traîne en première année. En tous cas, elle avait dit vrai pour l’entraîneur, Daniel trucmuche a débarqué, vociférant comme un sergent-chef.
-Vous me ferez 50 pompes bande de tire-au-flanc, et que ça saute ! An-De, An-De !
-Sergent, heu, Daniel, ne perdez pas votre temps, si vous voulez, je serai son manager. Je vous promets qu’elle va faire du sport, a proposé timidement Algéna. Pourtant, timide, c’est pas son style, mais le Daniel l’impressionnait. Faut dire qu’il était impressionnant, il portait sur lui toute la bêtise de l’armée, son précédent métier. C’est vous dire s’il était chargé.
-Une forte tête ? Vous voulez tâter du mitard ?
Algéna a su trouver les mots pour le convaincre.
-Je respecte trop la discipline pour jouer les fortes têtes. C’est simplement que je pensais que votre temps était précieux. On voit bien que vous vous entraînez à mort. Quelle forme ! Quel physique ! Je peux toucher vos biceps ? Mmmm, c’est du bé-ton !
-Ce n’est pas possible, ça pue trop. C’est quoi cette odeur de crotte ?
-Ah, ça, c’est le cadeau du jardinier de Dirah. Hein Dirah ? Explique-lui que depuis ton rendez-vous raté, les paquets de crottes enflammés ont disparus, mais que l’odeur est restée. C’est infect, mais choisis, c’est l’odeur ou c’est Daniel sur notre dos à longueur de journée.
Khali a choisi. Elle a réussi à perdre ses bourrelets en faisant un peu de sport tous les jours. 

C’est dans la dernière ligne droite de la 4ème année d’Algéna que la nouvelle du décès de Rigel est tombée. Tous les membres de l’association en ont été bouleversés. Pour sa fête de fin d’études, Algéna a souhaité la plus grande simplicité. Il n’était pas question de ballons, de buffet, ni de tralala. Ils ont tout de même trinqué à sa réussite, et Algéna a pris la parole.
-Cette réussite, Rigel, c’est à toi que je la dois. C’est grâce à tes efforts que notre association existe, c’est toi qui nous a montré la voie. Aussi, je propose qu’on l’appelle désormais l’association Rigel.Tout le monde a applaudi, et en essuyant une larme, Algéna a repris le chemin de la maison.