Un petit blog sympa, consacré aux chroniques que j'écris sur le jeu d'EA Games : Les Sims. Céquoiça les Sims ? Venez donc faire connaissance, ils ne mordent pas !

A la maison, tous les fantômes, et moi en tête, se sont réunis pour protester. Durant mon absence, Karine avait fait disparaître la tombe de sa belle-mère. Elle l’avait placée dans son inventaire sous le prétexte que, s’agissant d’une tombe normale, avec une aspiration à la famille non réalisée, elle prenait de la place pour rien au cimetière, et que des fantômes, il y en avait déjà bien suffisamment pour traumatiser les vivants. Vous le croyez, ça ?

Et ce pauvre Nathel qui attendait que la mort les réunissent, était désespéré. Il errait comme une âme en peine dans la maison à la recherche des souvenirs de sa chère disparue. Il s’effondra devant le dernier tableau qu’elle avait esquissé avant de mourir.
-Pourquoi ? Pououourquoi ? C’est trop cruel, c’est trop injuste ! Rendez-moi ma Kérine, rendez-moi sa tombe.
Karine n’aurait-elle pas de cœur ? Elle n’entendait pas sa plainte, et nous nous demandions s’il convenait d’agir ou de laisser faire le temps. En tous cas, elle avait réussi à se mettre tous les fantômes de notre famille à dos.


L’ingrate Karine ne portait pas le deuil. D’après elle, ça aurait traumatisé Ophélie. Elle avait décroché son travail dans la police et espérait toujours devenir ultra-sim. Je me demandais comment elle arriverait à concilier son désir d’avoir 10 enfants avec un travail aussi prenant.
C’est que je le connais, moi, le métier, c’est pas ce qu’on croit. Sûrement qu’il y aurait moins de prétendants au poste s’ils savaient ce que c’est tuant de voler au secours des Sims paranos qui crient au voleur et de jouer les hélicoptères pour suivre les bandits à la trace. Surtout quand les bandits, c’est LE cambrioleur qu’on n’a pas vu pointer son nez à Vipercanyon depuis que j’y avais été nommé agent de sécurité. C’est vous dire qu’il se planque tellement bien que les braves gens peuvent dormir tranquilles. Leurs valeurs ne craignent rien, il est terré chez lui, le voleur. Si tant est qu’il existe encore.

Les voisins, toujours contents de pouvoir mettre le nez dans nos affaires, avaient assurée la jeune veuve de leur soutien. Benoît Pasquier, qui revendiquait bien haut son statut d’écossais, était le plus empressé. J’aime pas le voir toucher à mon héritière. Karine ferait bien de se méfier, à défaut de voleur, on pourrait bien avoir affaire à un kidnappeur d’enfants. C’est pas que je me joue des films, dans d’autres quartiers, dans d’autres familles, on a déjà vu ça. Et avec notre fortune, ça pourrait donner des idées à plus d’un. Heureusement, l’instinct maternel a dû parler, elle lui a repris notre trésor des mains.
-Laissez, Benoît, c’est très gentil de vouloir porter le bébé, mais je dois lui donner le biberon.

Surtout qu’en cas de besoin, elle pouvait toujours compter sur l’aide de Benjamin. Si j’avais cru qu’un jour je me féliciterais de l’avoir à domicile, celui-la ! Mais dans cette période, il a vraiment assuré. D’abord, avec ses quatre jours de congés par semaine, il était pratiquement toujours à la maison, et d’autre part, étant en platine à vie, il pouvait user de l’énergiseur en veux-tu en voilà. Ils nous a évité les frais de nourrice. Et il était aux petits soins pour Ophélie. Me demande même s’il n’aurait pas aimé être aux petits soins pour sa mère, le vieux gars. Mais sur ce coup là, il a joué de malchance.

En apprenant le décès de Rigel, Farhid avait été bouleversé, comme tout le monde. Mais lui, il pensait à Karine avec laquelle il s’était tout de suite senti en affinités. Il s’échappa donc de l’université pour venir lui rendre une petite visite et l’assurer de son soutien, à son tour. Je voyais bien le manège, Karine l’avait accueilli comme le sauveur. Il arrive cependant que les amours nées à l’Université trouvent des prolongements dans la vraie vie. -Oui, pour moi, l’Université, c’est pas la vraie vie, c’est du temps de perdu, c’est tout. Mais puisqu’ils veulent tous y passer, et puisqu’à présent il nous faut 14 récompenses, alors qu’on pensait avoir gagné notre point, ils y passent-.
- Tu reviens vivre avec nous Farhid ?
-Ah-ben, c’est pas demain la veille, hein, Farhid ? Il faut qu’il poursuive ses études, et puis… il y a Dirah, hein Farhid ? insinua Algéna.
-Dirah ???
-Ben oui, Dirah, explique à Karine, que tu en pinces pour ta jolie cousine, mon petit Farhid.
Farhid se serait bien gardé d’en parler, mais puisque Algéna l’y poussait.
-Bah, elle me plaît bien, c’est sûr. Mais d’ici à faire ma vie avec elle… Je ne suis pas mûr pour le mariage. Et puis, on peut toujours changer d’idées, ce ne sont pas les jolies femmes qui manquent, lança-t-il en fixant intensément Karine dans les yeux.
Tout ça pour dire, que Daniel trucmuche, le juteux de service des sports, a débarqué dans notre rue un beau matin. Sous l’effet de la surprise, Algéna l’a accueilli en l’embrassant à pleine bouche.
-Daniel, Daniel, comme c’est gentil de venir me voir. Parle-moi des autres, ils ne donnent jamais de nouvelles. Comment vont-ils ? Et Khali ? Elle tient toujours la forme et pas les formes ?