Un petit blog sympa, consacré aux chroniques que j'écris sur le jeu d'EA Games : Les Sims. Céquoiça les Sims ? Venez donc faire connaissance, ils ne mordent pas !

Sélène se languissait au cimetière. Elle trouve que la vie de macchabée, c’est pas le paradis annoncé. Aussi a-t-elle décidé d’aller faire un petit pèlerinage dans son ancienne chambre. Elle a été plus que ravie de constater qu’ils avaient conservé le portrait qu’avait fait d’elle Samson, à l’époque où elle était encore la plus belle fille de Vipercanyon.
Elle errait, pleine de nostalgie, au premier étage, quand un bruit peu ragoûtant l’attira dans la salle de bain. Zosma s’y livrait à sa principale occupation : dégobiller dans les toilettes.
-Cette maison est une véritable porcherie, depuis que je ne suis plus là. Tu as vu ce que tu as fait ? Vole dans ton cercueil, et cesse de salir partout, sale vampire. Lui ordonna-t-elle, accompagnant sa remarque d’une grimace digne des cours de récréation. Elle n'avait même pas reconnu sa fille.
Mais Zosma n’avait cure de ses remarques acerbes. Elle fit rouler ses yeux rouges et montra ses canines pointues, ce qui eut pour effet de renvoyer Sélène au cimetière plus vite qu’elle n’en était sortie. De son vivant, elle n’avait jamais pu souffrir les vampires et la vision de Zosma dans cet état ne faisait rien pour arranger les choses.
Zosma passait le plus clair de son temps à roupiller dans son cercueil, et le plus sombre à étudier, la nuit venue. Elle ne cessait de penser à son comte, oubliant complètement que, sur un coup de tête, elle s’était fiancée à un épouvantail à moineaux.
Elle décida donc de l’inviter pour un rendez-vous, qui commença par une bataille d’oreillers comme ils semblent les apprécier. Je trouve ça d’un débile moi, ces batailles d’oreillers ! De notre temps, nous avions tout de même des façons plus saines de nous amuser que de martyriser les oreillers. N’est-ce pas, ma Jeanne ?
Le temps de se remettre de la bataille, le comte s’était évaporé. Zosma a perdu un temps fou à le chercher sur tout le terrain. Elle a fini par le découvrir au pool house, occupé à une partie de bowling. Je vous avertis, avoir un bowling à la maison, c’est pas un bon plan. Le bowling, ça attire les gogos, impossible des les faire décrocher de leurs quilles. Le temps du rendez-vous s’écoulait, le comte lançait ses boules, Zosma n’arrivait plus à lui caser le moindre mot. Pour comble de bonheur, Colin, oubliant que c’était de sa faute, n’apprécia pas de jouer tout seul.
-C’était un peu nul comme rendez-vous. Il vaudrait mieux ne plus nous revoir, lâcha-t-il en guise d’adieu.
Ne plus revoir son comte ? Il n’en était pas question. Aussitôt, Zosma crut bon de lui fixer un autre rendez-vous, en ville, cette fois. Il accepta avec empressement. Comme quoi… même les vampires manquent de suite dans les idées.
Mais au moment de monter dans la voiture, madame je-sais-tout, l’appela sur son portable.
-Avec un polichinelle dans le tiroir, Zosma a obtenu trois jours de congés de maternité.
Elle apprenait qu’elle était enceinte, ça, on s’en doutait un peu, et, malheur de malheur, qu’elle ne pouvait pas honorer son rendez-vous. Colin ne le lui pardonnerait jamais. Et Zosma était bien malheureuse.
Heureusement, elle avait encore la possibilité d’user de l’énergiseur, grâce au point de nettoyage qu’elle avait acquis la veille et qui l’avait enchantée, tout comme la vision de Sélène s’enfuyant vers le cimetière.
Je sais pas si vous avez remarqué, mais, elle est aux petits oignons dans son garage. On lui a installé des WC, une douche, un mini frigo, un fauteuil acheté aux puces et une bibliothèque. Hé-oui, quand madame allait rendre visite aux toilettes familiales, elle ne se préoccupait pas de l’heure et elle avait bien failli mourir brûlée par le soleil. 
Histoire de rentabiliser l’investissement, au lieu de la laisser toute la journée dans son cercueil, on lui a demandé d’étudier. Quand les besoins baissaient, un petit coup d’énergiseur et le tour était joué. Il était joué plusieurs fois par jour, parce que je peux vous dire qu’un vampire, c’est pas indiqué de lui demander de veiller le jour, même dans un garage sans fenêtres. En plus, on avait oublié la poubelle, et elle a encore failli passer l’arme à gauche en allant vider son paquet de biscuits dehors. C’est bien simple, pour la garder en vie, il ne fallait s’occuper que d’elle.
N’écoutant que son courage, elle appela Colin. Bien qu’il lui eut fait savoir qu’il ne voulait plus jamais entendre parler d’elle. Elle fut soulagée de l’entendre répondre.
-Bon, ça va pas me tuer de venir vous voir.
C’est vous dire si les relations étaient au plus bas. Elle commença par s’excuser de lui avoir fait faux-bond.
-Colin, si vous saviez comme je regrette, mais j’avais une bonne raison.
-Une bonne raison pour me poser un lapin, à moi, le comte Colin Jourdan. Ca m’étonnerait ! Enfin, dites-toujours, j’aviserai.
Elle lui annonça qu’elle attendait un enfant, et qu’il allait bientôt être père.
-Un enfant ? Un petit vampirou-mignon ? Que ne l’avez-vous dit plus tôt ?
-J’ai essayé, mais vous refusiez de me parler. Vous étiez si remonté contre moi, expliqua-t-elle en s’excusant de nouveau pour le rendez-vous.
Puis elle tomba à ses genoux, lui jurant qu’elle n’aimait que lui et qu’elle aurait besoin de toute son attention pour mener à terme sa grossesse. Le comte se laissa convaincre. Il accepta de se laisser enlacer, embrasser, masser, câliner… bref, leurs affaires s’arrangeaient.
On en eut la confirmation lorsqu’il accepta, bon prince, de la rejoindre sur le lit et de se fendre d’un crac-crac. 
Pendant que Zosma recollait les morceaux avec son comte, les autres ne perdaient pas leur temps. Nathel, par exemple, venait d’être nommé chef de staff, atteignant ainsi le sommet de sa carrière. Juste avant sa nomination, on avait testé son intégrité en lui proposant de commercialiser un médicament bidon. Mais il tint à lui faire subir des tests et conclut à son inefficacité. Il en fut récompensé par deux points de logique et deux points de charisme. 
Sauf qu’ils auraient mieux été inspirés de lui donner une prime. Nathel n’en avait plus rien à faire des points de compétences. La veille, il avait accompli son rêve impossible de maîtriser toutes le compétences. Si seulement il avait pu faire cadeau des ses points supplémentaires à Benjamin, lui, il aurait apprécié. Mais... non.
Mérak commençait à faire le siège de ses parents pour aller à l’université. Sa mère, qui venait d’être nommée Maire de Vipercanyon n’arrivait pas à le raisonner, malgré des arguments en béton.
-Tu n’as pas besoin d’aller à l’université. Est ce que ça nous a empêchés de réussir notre carrière, ton père et moi ?
-Ouais, mais c’était de votre temps. A présent, il faut des diplômes, sans diplôme, pas de travail, ou alors des boulots minables. On passe pour des ringards, nous les Dubagne, à ne pas suivre de cursus universitaire.
-Des ringards ?! Raconte ça à d’autres, ton oncle idole du stade, ton père chef de staff, moi-même Maire, Benjamin général… tu en trouveras beaucoup des ringards comme ça, dans le coin.
Mais il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut rien entendre et Mérak traînait une tête de martyre qui me démangeait de lui mettre des claques.
Avec toutes les peines du monde, Zosma arrivait au terme de sa grossesse.
Elle n’était pas tellement grosse, on se demandait si le futur vampire ne serait pas un peu malingre. Il faut dire qu’avec le nombre de fois où elle avait failli mourir, ça n’aurait surpris personne.
Surtout quand elle avait un besoin urgent de se mettre à l’abri, et qu’il y avait un petit malin, dans le genre de Benjamin, qui n’avait rien trouvé de plus confortable pour faire la sieste que son cercueil capitonné.
Toi, Benjamin, numérote tes abattis. T’as de la chance d’être encore loin d’avoir réalisé ton désir de connaissance. 
Enfin, le grand jour s’annonça à grands cris de douleurs. Je devrais dire la grande nuit. Je me demande ce qui serait arrivé si elle avait décidé d’accoucher de jour. Elle nous sortit un petit Kaphir de couleur noire aux grands yeux gris-bleu. Encore heureux, il n’avait pas hérité des yeux rouges de son père.
Bon, un garçon, c’était pas trop la joie, on en avait déjà deux à caser. Mais on applaudit tout de même. On avait tellement craint pour lui, que c’était toujours bon à prendre.
Mais voilà-t-il pas qu’elle se remet à se tordre de douleur. Le comte aurait-il fait des heures supplémentaires au lit ? On se demandait où elle le cachait, mais il semblait bien qu’elle était sur le point de nous en pondre un deuxième.
C'est une fille, à la peau mate et aux yeux verts. Le choix du roi, comme on dit. Le comte aurait-il fait des heures supplémentaires au lit ? Elle l'a appelée Agéna.