Un petit blog sympa, consacré aux chroniques que j'écris sur le jeu d'EA Games : Les Sims. Céquoiça les Sims ? Venez donc faire connaissance, ils ne mordent pas !




µ



Kérine ne cesse de se faire des reproches. Nathel versa également bien des larmes. Plus que moi, je dois bien l’avouer. Et une aspiration amour de moins et un joli fantôme rose de plus, que demander de mieux ? Nan, je suis pas sadique, je vois le bon côté des choses, c’est tout. La seule chose qui me gêne, et là, vous allez dire que j’exagère, (mais si peu), c’est qu’il ne pourra pas donner un coup de main aux gamins pour leurs devoirs. Pour le reste… c’est pas les descendants qui manquent, un de perdu, six de retrouvés ! Par un terrrrible concours de circonstances, Zosma est également décédée. Remarquez, son décès est passé comme une lettre à la poste. Tout juste ont-ils soupiré un peu. Le plus fort soupir, c’est encore moi qui l’ai poussé en regrettant qu’elle n’ait pas eu le temps de remplir toutes ses barres de compétences. Vous voyez bien, que je suis sensible, dans mon genre. Faut dire qu’elle l’avait bien cherché, quand même. A-t-on idée de se faire dorer au soleil sur un banc dans son état ? Tout le monde la croyait bien à l’abri dans son cercueil, mais… quand le sort s’en mêle. Le sort, c’est la flemme des livreurs, qui peuvent pas grimper quatre marches pour venir sonner à la porte d’entrée. Non, il faut qu’ils sonnent à la porte du garage. Ben, ça l’a réveillée, notre vampire. Vous pensez bien qu’entre les couches, les bains et les biberons, c’était pas le boulot qui manquait à la maison, personne ne veillait plus sur elle. Et voilà le résultat : un petit tas de cendres nauséabond, qu’il a fallu ramasser à la balayette, qui plus est. Finalement, après avoir essayé le salon, ils ont fini par les regrouper dans la cuisine/salle à manger, à portée de frigo et de poubelle. Le chantier ! Non-mais, le chantier ! Me souviens pas que ceux de Mahlaut étaient si casse-bonbons. Faut dire qu’ils étaient pas tous en platine, et ça manquait de vieux à la retraite. Alors, fallait se succéder au chevet de ces chers bambins. C’est bien simple, pas une minute de repos, de jour comme de nuit. Les nounous… parlons-en des nounous, faire des chatouilles, donner le biberon à celui qui en avait le moins besoin, ramasser un biberon par ci, un autre par là, ça, elles savaient faire. Mais attendre qu’ils aient fait dans leurs couches pour les changer, et par là-même brailler à s’en décrocher la mâchoire et réveiller les autres, elles savaient faire aussi.
-Mérak était fatigué, si fatigué, si tu savais Rigel. Je n’aurais jamais dû lui demander de changer Khali. Et j’aurais dû supplier la faucheuse. Mais je donnais le biberon à Zeneb, je ne l’ai pas vue venir.
Rigel, le pauvre gosse, essaye de la consoler comme il peut, mais lui même n’est pas très rassuré.
-C’est pas de ta faute maman, il a poussé un grand cri, comme s’il était effrayé, et puis il est tombé. Mais… moi aussi, je suis fatigué, des fois, peut-être que je vais mourir aussi.
La voix de Kérine se brisa
-Oh, mon chéri, mon poussin, ne dis pas ça. Tu es ma seule consolation. Si tu devais disparaître aussi, je ne le supporterais pas. Mais, je vais veiller sur toi, mon amour, je serai toujours derrière toi, afin que tu grandisses bien, que tu sois heureux.



Mêêêêêê…. Un nouveau fantôme, dont je ne connais pas la couleur, ça console tout de même un peu. Non ?

Le malheur ne pouvait continuer à s’acharner sur notre famille, Rigel devint ado, ayant retrouvé une belle couleur platine et ses parents placèrent tous leurs espoirs en lui. Fils unique, désormais, il ne pensait plus qu’à fonder une famille nombreuse. Dommage que les sextuplés ne soient pas tombés sur lui, mais sur feue Zosma.

Un petit coup d’œil sur la salle à manger, transformée en nurseries, pour vous donner un aperçu du chantier. Vous me direz « Oh, c’est pas si compliqué, les Dubagne, ils ont l’habitude avec les sextuplés, c’est pas comme si ça tombait chez des pauvres légacistes sans expérience ».
Ben-voyons ! Sauf que la première fois, la maison s’y prêtait, tandis que là, non.
Ils ont d’abord essayé de mettre les bébés dans des pièces séparées, pour ne pas qu’ils se réveillent les uns-les autres. Mauvaise idée. Il fallait faire toutes les pièces de la maison pour découvrir "LE" lit vide. Parce que c’était pas forcément celui où on avait pris le bébé. Les nounous y veillaient.

Si bien que vous serez pas surpris d’apprendre qu’ils ont passé leur rare temps libre à leur apprendre le pot. Presque toujours sans lait futé, l’aurait encore fallu qu’il y ait du platine dans l’air, du doré, à la rigueur. Mais c’était plutôt du jaune-orangé, tirant sur le rouge, si vous voyez ce que je veux dire. A part Nathel. Et ça, c’est un autre problème.

Là, vous le voyez en train d’essayer de soudoyer Karelle-la-harpie, afin d’obtenir d’elle de meilleurs services. Il est en platine, n’est-ce pas ? Mais ça veut pas dire qu’il soit en forme, non-non-non. Son désir à long terme, à Nathel, c’était de devenir Ultra-Sim, d’où le choix judicieux d’une carrière médicale. S’il devenait Ultra-Sim à l’hôpital, je veux bien devenir moine au cimetière. Mais, on nous avait caché qu’il obtiendrait cette magnifique couleur à vie en maîtrisant les compétences. Maintenant, va falloir se pencher sur les règles du legacy académie, comme si on n’en avait pas eu assez des changements de dernière minute.

Oui ?Quoi que n’y a ?
Ah, ce n’est qu’Alpherg qui se demande ce qu’il va pouvoir faire du paquet, qui renifle, vu que les wc sont occupés. Ca les navettes avec les petits paquets, on y a eu droit plus souvent qu’à notre tour. Moi, je me contentais de jeter un coup d’œil par la fenêtre, ça me rappelait trop l’odeur de Cécile.

Mais, il y en a, comme Mérak, qui n’ont pas résisté à l’envie d’aller y fourrer leur nez. En parlant de Mérak, j’avais vu juste. C’était bien ce crétin de Mizar qui était allé lui faire peur. Je lui ai passé un bon savon, mais, je crains bien qu’il n’ait pas compris la leçon.
-C’est bien toi, qui as monté la pétition des fantômes en colère pour qu’on ait le droit de rentrer dans la maison, non ? Alors, de quoi tu te plains ? Je fais mon boulot de fantôme : Je fais peur. Pas ma faute si Mérak était une petite nature. Et puis comme ça, on est trois jeunes pour la relève.
QUELLE relève ? L’oublie un peu vite que jeunes ou pas, on est tous à la même enseigne. Ici, le chef, c’est moi, pas lui. C’est pas les jeunes fantômes qu'ont encore de la peau sur les os qui vont faire la Loi, non mais des fois !

Berk, des cafards ! Fallait bien que ça arrive un jour, avec les biberons, les assiettes qu’ils n’avaient pas le temps de laver… Nathel et Alpherg n’en avaient jamais vus. Ils ont commencé par les écraser, comme de bien entendu. Puis Nathel s’est souvenu qu’il avait sur lui une petite bombe insecticide testée par MDA sur le site officiel des Sims. Inefficacité garantie. Ca rampait toujours pareil, ça aurait volé, c’eut été du pareil au même. Ils durent avoir recours à un désinsectiseur. C’était une femme, d’ailleurs, mais malgré leur désir de faire de nouvelles connaissances, l’ont même pas eu le temps de la saluer.

Kérine a bien failli craquer. C’était pas une vie, que cette vie là.
Tiens le choc poulette, c’est la dernière ligne droite, dès qu’ils pourront fêter leur anniversaire, on leur souhaitera la veille. Je garantis pas qu’ils obtiennent des miracles de la nature ou des merveilles. A part aller sur le pot tout seuls, ils ont pas appris grand chose les bambins. Heureusement qu’ils s’occupaient (trop rarement) avec les jouets éducatifs, et comme ils ont quand même du sang de Dubagne dans les veines, ça les rendait tout heureux… pour un temps.