Un petit blog sympa, consacré aux chroniques que j'écris sur le jeu d'EA Games : Les Sims. Céquoiça les Sims ? Venez donc faire connaissance, ils ne mordent pas !
Oh, le vilain miracle que voilà. Elle ressemble à son père. Que celui-là, si jamais il pointe ses yeux rouges et ses crocs par ici, je lui montrerai de quel bois je me chauffe. Il aurait pas pu venir donner un coup de main pendant la nuit ? Jamais on ne l’a croisé, ce tire au flan.
Kali fut la première à souffler les bougies.
Ben-non, on les a pas pris dans l’ordre de naissance. Fallait d’abord vérifier dans quel état ils étaient les bambins. Pas épuisés, pas affamés, pas les fesses sales… et puis en platine, tant qu’à faire. C’est pas parce qu’ils ne savaient ni parler ni marcher, qu’il fallait pas leur donner toutes les chances dans la vie à ces petits. Vous allez pouvoir les voir en gros plans, pour une fois. Avant/après et c’est parti !


Puis ce fut le tour de Zeneb. Celui-là, je reconnais à peu près, il est un peu plus clair que les autres, mais je peux vous dire qu’ils ont intérêt à se faire un look pour qu’on les repère. Déjà que les trois garçons ont eu la magnifique idée de choisir le même pyjama.

Voilà Zeneb dans toute sa splendeur. Encore un miracle, oui-madame. Le miracle, c’est déjà de les avoir amenés jusque là.

Celui-la, c’est Farhid, je le reconnais à son beau pyjama qu’ils étaient allés lui chercher dans notre armoire familiale. Sauf que dans l’armoire, on en a pas des tonnes de pyjamas pour gamins. Si on avait su qu’ils seraient six, bien sûr, on aurait fait des frais. Mais… qui pouvait imaginer ?

Autant vous le dire tout de suite, ils ont réussi le miracle de n’avoir que des miracles. Alors, le miracle numéro trois ne fait pas exception à la règle. Je sens qu’on va s’amuser avec tous ces gamins qui ressemblent à leur père trait pour trait.

Jugez-en vous mêmes. Voilà Kaphir, avant.

Kaphir après.

Phyllis avant.

Phyllis après.

Algéna avant.

Et après.Celle-la aussi je la reconnais à sa couleur plus claire. Mais vous avouerez qu’il y a où se mélanger les pinceaux. C’est dix fois pire que les sextuplés de Mahlaut.
Bon ! Ceci dit, va falloir les amener à l’âge ado ces trésors.
C’est pas dans la poche, je vous dis que ça.

Après toutes ces émotions, Rigel ressentit le désir d’aller se changer les idées en ville. Il l’avait bien mérité, durant toutes ces années, il n’avait guère eu le temps de s’adonner aux plaisirs de son âge, pauvre gosse. Mais il était d’humeur accommodante, toujours prêt à donner un coup de main pour les devoirs, il n’en négligeait pas ses études pour autant, et plafonnait à 20/20. Il était en bonne voie, Irène avait accepté de se faire masser et de danser un slow, quand surgit la terreur des espaces communautaires : la mère Ladentelle tricotant son éternelle écharpe. Elle doit faire pas mal d’échelles dans le tricot, parce qu’elle ne regarde pas ses mailles. Bien trop occupée à traquer le moindre geste déplacé. Ce qu'elle aime par dessus-tout, c'est tricoter du sac à main.

Pour se détendre, il s’installait au piano, dont il usait en virtuose. Il avait toujours montré des dispositions pour la musique et avait intégré la chorale de son école. Ses airs de jazz faisaient oublier le stress quand la tribu débarquait du car scolaire, les devoirs à faire, les jérémiades : « J’ai besoin de m’amuser, j’ai besoin de dormir, j’ai besoin de manger… »
Et de nous ficher la paix, non ? Ca c’était bien le denier des soucis des gamins.

Il était trop gentil pour l’avouer, ou plus rusé que je ne le pensais, le fi-fils à sa môman, mais il trouva un biais pour se soustraire à l’ambiance survoltée. Il annonça à Kérine
-Maman, il paraît que l’on peut gagner pas mal de points et d’argent en allant à l’Université. Je ne sais pas pourquoi vous ne voulez pas l’admettre. C’est ridicule. Je suis sûr que je ferais avancer le challenge dans le bon sens.
Kérine ne savait rien lui refuser. Elle remplaçait admirablement leur mère au près de ses neveux et nièces, mais n’oubliait jamais que Rigel était le seul fruit de sa chair. Et puis avec Nathel qui se baladait en platine du matin au soir, on ne pouvait plus y couper. Il allait falloir appliquer les nouvelles règles. Alors, elle accepta.
Rha, encore de nouvelles règles, encore du changement. Il ne servait à rien de râler, puisque Université il y avait, autant en profiter pour collecter de nouveaux points. Mais ça faussait les résultats, forcément. Mon challenge n’avait plus rien à voir avec celui dans lequel j’avais embarqué ma descendance.

En tous cas, Rigel faisait son possible pour collecter le maximum de bourses, et il y parvenait le bougre. A part la bourse aux victimes des enlèvements extra-terrestres, celle des jeunes orphelins et celle des jeunes entrepreneurs, qu’on ne savait pas trop à quoi elle correspondait, il avait obtenu les bourses Axel Airé d’athlétisme, Ines Tétik d’Arts visuels, celle du brikolo en mécanique, celle du nettoyage, celle de la cuisine et la bourse Firmin Tello de logique. Pas assez pour prétendre à un malheureux demi-point. Sont durs à les lâcher leurs points, à l’université, l’aurait pas fallu tuer père et mère pour leur faire plaisir, non plus ?

Il alla traîner ses pénates au Parc dans l’espoir d’y faire de nouvelles rencontres. La puberté le travaillait, il rêvait d’un premier baiser, mais ne connaissait aucune fille de son âge.
Il y rencontra Irène Lamy. Encore une qui ferait bien de se faire oublier, le même short infâme depuis 400 ans et toujours à tisser sa toile pour attraper les ados en mal de première expérience.


Si bien que lorsqu’il voulut l’embrasser, Irène le mit en garde. Vous pensez bien qu’avec son expérience des premiers rendez-vous, elle connaissait la chanson.
-Fais gaffe, Rigel, la mère Ladentelle rôde dans le coin, tu vas te prendre un coup de sac à main sur la tronche. Elle est terrible cette bonne femme.
Rigel était bien déçu. Un rendez-vous si bien commencé, qui se terminait en eau de boudin, à cause de la vieille folledingue. Ennnfin, il avait tout de même réussi à se faire une amie. Une amie de son âge, c’était toujours ça de pris. Et mon apprenti Don Juan, décida d’aller voir ailleurs s’il n’y trouverait pas chaussure à son pied, loin des foudres de Ladentelle.